Un 26 Janvier……


  Un vendredi, 26 janvier, à sept heures du matin, un homme fut trouvé pendu dans un coin de Paris.

Le sergent de ville qui décrocha le corps déjà raidi par le froid, le porta à la Morgue.

   Un vieux passeport, retiré de la poche de son paletot, apprit à la police le nom que portait le mort. Bientôt, une vague rumeur se répandit dans Paris, et vers midi les oisifs de la grande ville furent informés qu’un poète s’était pendu aux premières lueurs du jour.

   La nouvelle de la mort de Gérard de Nerval vola de bouche en bouche. Beaucoup de ceux qui l’avaient connu coururent à la Morgue pour s’assurer par leurs yeux de la triste vérité. Ils conservaient au fond du cœur une vague espérance. La veille encore on l’avait vu, la veille encore il causait, il souriait ! Mais il fallut bien vite perdre tout espoir. Dans ce cadavre couché sur la pierre, dès le premier regard ils venaient de reconnaître Gérard de Nerval.nerval

   Sa mort avait quelque chose de lugubre. Elle était comme un coup de foudre et terminait sa vie comme le cinquième acte d’un mélodrame.

  Le suicide, qui l’avait finie, avait eu pour cadre un des coins les plus hideux de Paris. Il semble que les derniers éclairs d’une fantaisie vacillante l’aient guidé dans le choix de ce repaire. À l’heure de cette folie suprême, peut-être Gérard de Nerval a-t-il eu un souvenir vague de Notre-Dame de Paris et de toute cette littérature romantique qu’il avait tant aimée. Peut-être, comme Pierre Gringoire, cherchait-il une cour des miracles. Sait-on bien ce qui se passe dans ces cerveaux malades où l’intelligence flotte indécise, et quelles bizarreries les assiègent ? Peut-être à cette heure sinistre, poursuivi par des rêves, a-t-il arrangé sa vie comme un dénouement, et, funèbre héros de cette tragédie qu’il promenait dans l’ombre, a-t-il pensé à donner à sa mort une décoration digne de son horreur.

   Si, vous arrêtant sur la place du Châtelet, le dos contre la colonne qui en occupe le centre, et la droite tournée vers la Seine, vous regardez en face, vous verrez s’enfoncer entre deux rangées de maisons hautes, noires, écaillées, une rue étroite qui porte le nom de rue de la Tuerie.

Né le 22/05/1808 , il décède le 26 /01 /1855 ( 46 ans )

Un de ses écrits : El desdichado

Je suis le ténébreux, — le veuf, — l’inconsolé,
Le prince d’Aquitaine à la tour abolie :
Ma seule étoile est morte, — et mon luth constellé
Porte le Soleil noir de la Mélancolie.

Dans la nuit du tombeau, toi qui m’as consolé,
Rends-moi le Pausilippe et la mer d’Italie,
La fleur qui plaisait tant à mon cœur désolé,
Et la treille où le pampre à la rose s’allie.

Suis-je Amour ou Phébus ?… Lusignan ou Biron ?
Mon front est rouge encor du baiser de la reine ;
J’ai rêvé dans la grotte où nage la syrène…

Les soupirs de la sainte et les cris de la fée.

Modulant tour à tour sur la lyre d’Orphéon 

Et j’ai deux fois vainqueur traversé l’Achéron : =>  ( Dans la mythologie grecque , l’Archéon est une branche souterraine du Styx, sur  laquelle Charon    transportait en barque les âmes des défunts vers les enfers .)              

J’ai un rendez – vous……..


J’ai un rendez vous avec la mort la mort

J’ai un rendez-vous avec la Mort
Sur quelque barricade âprement disputée,
Quand le printemps revient avec son ombre frémissante
Et quand l’air est rempli des fleurs du pommier.

J’ai un rendez-vous avec la Mort
Quand le printemps ramène les beaux jours bleus.
Il se peut qu’elle prenne ma main
Et me conduise dans son pays ténébreux
Et ferme mes yeux et éteigne mon souffle.
Il se peut qu’elle passe encore sans m’atteindre.

J’ai un rendez-vous avec la Mort
Sur quelque pente d’une colline battue par les balles
Quand le printemps reparaît cette année
Et qu’apparaissent les premières fleurs des prairies.

On sait qu’il vaudrait mieux être au profond
Des oreillers de soie et de duvet parfumé
Où l’Amour palpite dans le plus délicieux sommeil,
Pouls contre pouls et souffle contre souffle,
Où les réveils apaisés sont doux.

Mais j’ai un rendez-vous avec la Mort
À minuit, dans quelque ville en flammes,
Quand le printemps d’un pas léger revient vers le nord
Et je suis fidèle à ma parole :
Je ne manquerai pas à ce rendez-vous-là.

 

Alors , je monte me coucher  : L’attendre allongé est plus  » cool  »  KLIK 

çà s’est passé un 25 janvier ……pfffffffff!


     Journée de la femme hondurienne au Honduras le 25 janvier de chaque année.

 

  Nuit de Burns en hommage au poète Robert Burns 

R.Burns

en Ecosse le vingt-cinq janvier.

    Rédigés principalement en écossais, les poèmes et les chansons de Burns ont le pouvoir de surprendre, de divertir et de toucher le public. Ils appartiennent principalement à trois catégories : romantique, humoristique et au pouvoir de réflexion, bien que l’on retrouve parfois un mélange de ces thèmes dans une même œuvre.

 

   Fête de Sainte Dwynwen au Pays de Galles, sainte patronne des amoureux.

 

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Dwynwen vécue durant le 5ème siècle et était l’une des vingt quatre filles du Roi gallois Brychan de Brycheiniog. Dwynwen tomba très amoureuse d’un jeune prince nommé Maelon Dafodrill mais elle refusa ses avances. Certaines versions disent que c’est parce qu’elle voulait rester chaste et devenir none, d’autres raconte que c’est parce que son père lui avait déjà arrangé un mariage avec quelqu’un d’autre.

 

Un jour où elle était tellement malheureuse de ne pas pouvoir épouser son bien aimé, elle décida de prier dieu de l’aider à l’oublier puis elle s’endormie. Durant son sommeil, elle reçue la visite d’un ange qui lui administra une potion destinée à effacer Maelon de sa mémoire mais dans son rêve, il se transforma en bloc de glace. Elle pria ensuite pour que dieu réalise trois de ses vœux :

–         Que Maelon dégèle et qu’il retrouve sa forme normale.
–         Que tous les vrais amoureux trouvent la joie.
–         Qu’elle ne se marie jamais.
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Ses vœux furent exaucés et en remerciement à dieu, elle se retira à Llanddwyn sur la cote Ouest d’Anglesey pour le reste de sa vie. Elle devint la sainte patronne des amoureux et la population commença à venir sur l’ile en pèlerinage. On raconte que la fidélité de quelqu’un peut-être devinée en observant le mouvement des anguilles – poissons sacrés – vivant dans la source. On posait la question et la réponse était donnée en fonction du mouvement des poissons dans l’eau. Les femmes peuvent tester la fidélité de leurs maris en jetant des morceaux de pain dans la source ainsi qu’un mouchoir : si les anguilles viennent le chahuter c’est que leur amour est vrai.
Ce lieu de pèlerinage était très populaire à l’époque des Tudors et les visiteurs avaient l’habitude de laisser des offrandes sur son autel. Au 16ème, une chapelle fut reconstruite à l’endroit où se tenait l’originale. Les ruines sont encore visibles aujourd’hui.

 

Journée de Tatiana en Russie :

  Sainte Tatiana était une jeune femme pieuse, élevée dans la foi chrétienne par son père et qui devint diacre d’une secte tout juste formée à Rome et encore cachée des autorités. Elle fut capturée et contrainte de renoncer publiquement au christianisme en faisant un sacrifice au dieu romain Apollon. La légende dit que Tatiana a prié pour sa délivrance et qu’un tremblement de terre a ébranlé le sol, renversant et brisant la statue d’Apollon.

  Les Romains ont alors arraché les yeux de Tatiana au crochet et l’ont jetée dans la fosse d’un lion affamé. Le lion s’est alors blotti à ses pieds et a ronronné paisiblement. Ignorant ces signes pourtant évidents indiquant qu’ils se fourvoyaient, les Romains l’ont décapitée.

Sainte Tatiana est toujours associée aux étudiants aujourd’hui ??, et d’un bout à l’autre de la Russie, le 25 janvier ou Jour de Tatiana est considéré comme celui des étudiants, qui marque la fin des  examens et le début des vacances d’hiver.

   Une messe a lieu dans la Chapelle de Sainte Tatiana, suivie de discours, remises de prix et pour finir, de fêtes débridées dans les rues de la ville, qui commencent avec le traditionnel hydromel avant que les étudiants ne vident tout ce qui leur tombe sous la main.

 

 

 

 

 

Dictons :De saint Paul, la claire journée nous annonce une bonne année.
Les vents se battront comme des chiffonniers du jour de la  conversion de saint Paul à la saint Blaise.
Soleil de saint Priest, abondance de millet.

Il y a encore des  » gens biens  »


  A Philadelphie, aux Etats-Unis, un pizzaïolo a décidé d’aider son prochain, par un geste simple.

 

pizza s.d.f

    Un jour, un client lui demande s’il peut pré-payer une part de pizza, pour que celle-ci soit offerte à un sans-abri. Depuis cet épisode, Mason Wartman a décidé d’aider ceux qui n’ont plus rien à trouver un réconfort dans une bonne pizza bien chaude et généreusement garnie. Un geste incroyablement bon, poursuivie par ses clients, qui jouent complètement le jeu.