Impôt sur…les portes et le fenêtres !


L’État a toujours fait preuve d’imagination en ce qui concerne les impôts ! Parmi l’une de ses fantaisies figure le célèbre impôt sur les fenêtres et les portes.

Dominique Ramel, alors ministre des finances du Directoire en 1796, a besoin d’argent. Le nouvel État, au sortir de la Révolution Française, a besoin d’argent. C’est alors que Monsieur Ramel a l’idée de s’inspirer d’un des plus vieux impôts du monde, à savoir l’ « ostiarum » initié par Jules César lui-même !

En quoi consistait cet impôt ?

  L’idée est on ne peut plus simple : les riches ont de grandes maisons, et plus la maison est grande, plus il y a  de portes et de fenêtres. Pour simplifier le système, l’État a donc l’idée de faire compter les portes et fenêtres par ses agents du fisc et d’établir une assiette fiscale. Par exemple, voici ci-dessous l’un des articles de la loi sur cet impôt :

« Article 3 : Les portes et fenêtres, dans les communes au-dessous de cinq mille âmes, payeront 0,25F; de cinq à dix mille, 0,25F ; de dix à vingt-cinq mille, 0,30F; de vingt-cinq à cinquante mille, 0,40F; de cinquante à cent mille, 0,50F; de cent mille et au-dessus, 0,60F. Les portes-cochères et celles de magasins, de marchands en gros, commissionnaires et courtiers, payeront double contribution. »

La conséquence de cet impôt, qui n’a d’ailleurs rapporté que peu de recettes, sera tragique d’un point de vue sanitaire. En effet, cette contribution poussa à la construction de bâtiments insalubres, certaines fois sans fenêtre ! D’ailleurs beaucoup de propriétaires, pour garder leur statut de « riche » tout en évitant l’impôt, se mirent à peindre de fausses portes et fenêtres sur leurs maisons, à la grande surprise des agents du fisc. Mais la première retombée de cet impôt concerne une hausse des maladies liée au manque de lumière et au manque d’espace dans les habitats.

En effet, les propriétaires, étant poussés à construire le moins de fenêtres et portes possibles, entassèrent bon nombre de familles dans des espaces privés d’air et de lumière. Ce qui eut pour conséquence des cas de rachitisme chez les nouveau-nés notamment, maladie des os très grave due au manque de vitamine D. La France n’a pas été la seule touchée par ce mal, puisque l’Angleterre mit en place l’impôt sur les portes et fenêtres un siècle plus tôt sous Guillaume III et eut pour surnom «  le Malade Anglais », étant donné la catastrophe sanitaire qu’entraîna cet impôt.

Bien heureusement, ce même impôt disparut en France en 1926, soit 12 ans après la création de l’impôt sur le revenu.

L’impôt sur les portes et les fenêtres n’a pas été le seul impôt loufoque : il y eut un impôt sur les perruques et les chapeaux, sur le savon et même sur les abeilles ! L’État est si créatif…

Ramel

Un sourire……….


Pour finir……..

Trois généraux discutent lors d’un congrès militaire et vantent les mérites de leur meilleur soldat ….

    Le général américain fait avancer son meilleur soldat , prend un poignard et …..lui plante dans le pied ! Le G.I , malgré la douleur , ne bronche pas ..

  Le général :  » Soldat ,avez vous mal  ? 

                          » Non mon général , je n’ai pas mal , car je suis un soldat américain « 

Vient le tour du Japonais :

     Le général japonais fait avancer son meilleur soldat , sort un sabre et ……lui coupe le pied en deux ! Malgré la douleur , le soldat ne dit rien .

     Le général :  » Soldat , avez vous mal ?  » 

                              » Non mon général , je ne souffre pas car je suis un soldat japonais  » 

Enfin , vient le tour du français :

    Même scénario : Le général sort son revolver et lui tire une balle dans le pied . Aucune réaction du soldat français ! Très fier , le  général demande au soldat :  » Soldat avez vous mal  ?  » 

                                                          » Non mon général , je n’ai pas mal « 

                                                          » Et pourquoi n’avez vous pas mal ? « 

                                  » Parce que je chausse du 39 , et comme il n’y avait plus de chaussure à ma taille , on m’a donné une paire ….en 47 !

 

P

Le cafard………


  Comme chacun sait , » avoir le cafard » signifie avoir des idées noires , est synonyme de blues ,spleen etc……

Cependant , l’expression n’a aucun rapport avec l’insecte du même nom ! 

En fait, le cafard à l’origine est le  » kafir  » mot arabe qui signifie  » mécréant, fourbe, sans foi ni loi ,etc…. » C’est Baudelaire qui , dans  » les fleurs du mal  » donna cette connotation dérivée de la tristesse toujours utilisée de nos jours …….

Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle
Sur l’esprit gémissant en proie aux longs ennuis,
Et que de l’horizon embrassant tout le cercle
Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits ;

Quand la terre est changée en un cachot humide,
Où l’Espérance, comme une chauve-souris,
S’en va battant les murs de son aile timide
Et se cognant la tête à des plafonds pourris ;

Quand la pluie étalant ses immenses traînées
D’une vaste prison imite les barreaux,
Et qu’un peuple muet d’infâmes araignées
Vient tendre ses filets au fond de nos cerveaux,

Des cloches tout à coup sautent avec furie
Et lancent vers le ciel un affreux hurlement,
Ainsi que des esprits errants et sans patrie
Qui se mettent à geindre opiniâtrement.

– Et de longs corbillards, sans tambours ni musique,
Défilent lentement dans mon âme ; l’Espoir,
Vaincu, pleure, et l’Angoisse atroce, despotique,
Sur mon crâne incliné plante son drapeau noir.