çà c’est passé il y a 109 ans :


Attentat de Georg Elser contre Hitler

          Le soir du 8 novembre 1939, à Munich, dans la brasserie Bürgerbräukeller, Hitler fête l’anniversaire de son putsch raté de 1923 . Ce putsch lui avait valu d’être incarcéré pendant plusieurs mois, mais cela ne l’avait pas empêché d’accéder dix ans plus tard à la Chancellerie, autrement dit à la tête du gouvernement allemand.

   Par une chance inouïe, le Führer va échapper ce soir-là à une bombe destinée à le tuer…

13 minutes de trop………..

Georg Elser (4 janvier 1903, Hermaringen ; 9 avril 1945, Dachau)Georg Elser, un humble menuisier originaire du petit village de Hermaringen, dans le Jura souabe, veut profiter de l’occasion pour assassiner le Führer dont, plus lucide que la plupart de ses contemporains, il a mesuré la malfaisance.

   Il ne lui suffit pas de s’opposer en silence, en refusant par exemple le salut nazi. Dans une solitude totale, il décide d’agir par lui-même.

    Ayant observé que chaque année, Hitler célèbre l’anniversaire du putsch de la Brasserie, il s’établit dès l’été 1939 à Munich et  fabrique lui-même une bombe à retardement en usant de son savoir-faire en horlogerie. 

   Il va régulièrement aussi prendre un dîner à la brasserie et s’y laisse enfermer la nuit afin de préparer la cachette de la bombe. Enfin, il dépose celle-ci deux jours avant l’anniversaire…

  Comme prévu, Hitler se présente à la brasserie, entouré de la plupart des principaux dignitaires nazis. 

   Mais comme il a hâte de revenir à Berlin, il abrège son discours et  quitte les lieux plus tôt que prévu, à 21h07, soit 13 minutes précisément avant l’explosion de la bombe (il bénéficiera d’une chance comparable lors de l’attentat de  » la Tanière du Loup  » en 1944).

La bombe provoque l’effondrement d’une partie du local, faisant huit morts et 63 blessés.

Le Bürgerbräukeller après l'attentat de 1939 (Bundesarchiv)

Un héros longtemps oublié…………

   Très vite, grâce aux restes de la bombe, la police de Himmler identifie les fournisseurs de Georg Elser et retrouve son atelier.

   Le menuisier est arrêté le soir même alors qu’il tente de franchir la frontière suisse. Après quatorze heures d’interrogatoire et de torture, il avoue avoir posé la bombe mais persiste à nier toute complicité face aux policiers qui n’en croient pas leurs oreilles et suspectent les services secrets britanniques. 

   Hitler demande que le prisonnier soit conservé en vie jusqu’à la fin de la guerre, dans l’attente d’un procès à grand spectacle destiné à magnifier le nazisme. En attendant, il est déporté au camp de concentration d’Orianenburg-Sachsenhausen, près de Berlin, puis transféré à Dachau.

Hitler ne l’oublie pas. Le 9 avril 1945, alors qu’il est sur le point de se suicider après avoir mené son pays au chaos, il donne par téléphone l’ordre express d’exécuter le  » prisonnier spécial « 

Ras le bol……….


 

Paroles :

Paroles de Le Vieux
Combien d’entre nous ont vu
Le vieux qui passe dans la rue
Épouvantail tout gris
Que la cité a exclu
La rue et les gens et le monde
Vont bien trop vite pour lui
Dans ses yeux absents d’enfant
Ne passe que l’effroi du temps

Pour descendre et remonter

Six étages d’escaliers
Il faut l’éternité
Quelle faute a-t-il pu commettre
Le vieux tout gris qui traîne
Ses vieux membres rassis ?

Combien d’entre nous ont fait
Quoi que ce soit de palpable
Un geste, un mot, un sourire
Pour le raccrocher à nous ?
La vieillesse nous fait frémir
On ne veut pas croire au pire
Nos yeux ne retiennent d’elle
Qu’une image irréelle

Mon vieux à moi, tous les mois
Va à tout petits pas
Empocher sa pension
Il se ménage au retour
Un détour insolite
Chez le glacier du coin

Quand je serai vieux et tout seul
Demain ou après demain
Je voudrais comme celui-là,
Au moins une fois par mois
Avec mes sous, si j’en ai
M’acheter une glace à deux boules
Et rêver sur leur saveur
A un monde rempli d’enfants

Mais peut-être que pour nous
Nous les vieux de demain
La vie aura changé
En s’y prenant maintenant
Nous-mêmes et sans attendre
A refaire le présent

Je donne à ceux qui sourient
Et qu’ont bien l’droit de sourire
Rendez-vous dans vingt, trente ans,
Pour reparler du bon temps.