Sous-entendu …..

Tout le monde connait cette chansonnette :

Les paroles:

Nous n’irons plus au bois,
Les lauriers sont coupés,
La belle que voilà
Ira les ramasser

Entrez dans la danse,
Voyez, comme on danse,
Sautez, dansez,
Embrassez qui vous voudrez.

La belle que voilà
Ira les ramasser,
Mais les lauriers du bois,
Les laisserons-nous couper ?

Non chacune à son tour
Ira les ramasser.

Si la cigale y dort
Il n’faut pas la blesser.

Le chant du rossignol
Viendra la réveiller.

Et aussi la fauvette
Avec son doux gosier.

Et Jeanne la bergère
Avec son blanc panier.

Allant cueillir la fraise
Et la fleur d’églantier.

Cigale, ma cigale,
Allons, il faut chanter.

Car les lauriers du bois
Sont déjà repoussés.

   Cela fait plus de 5 siècles qu’elle est allègrement chantée par les enfants  en particuliers……

Cependant ,selon certaines hypothèses , si les instituteurs en connaissaient la signification d’origine la plus probable ; pas sur qu’elle serait chantée par les enfants  …..

En effet ,selon l’hypothèse la plus probable , il s’agirait d’un  » témoignage musical  » en apparence innocent concernant un évènement social qui fut , en son temps , d’une importance capitale  : La fermeture des maisons closes par Louis XIV ? …….En effet , à cette époque , les devantures des maisons closes étaient souvent ornées de lauriers porte ornéefilles de joie

Ceux qui  » n’iront plus aux bois  » seraient donc les clients de ces établissements  d’un genre particulier , les lauriers étant coupés pour de bon , par l’ordonnance royale ………

Comme quoi , l’histoire , pour certains évènements nous parvient sous des formes pour le moins originale parfois……………

   C’est aussi Louis XIV qui crée, en 1667, la fonction de Lieutenant général de police qui sera notamment chargé de la surveillance des mœurs et des filles publiques et qui, en 1687, ordonne que celles qui se trouveront à moins de deux lieues de Versailles ou en compagnie de soldats auront le nez et les oreilles coupés. Les mœurs des filles doivent être corrigées par le travail et la piété.
   La police a alors tout pouvoir pour réprimer indistinctement la débauche, la prostitution, le libertinage, l’adultère, mais en 1708 et 1713 (ordonnance du 26 juillet 1713 sur « les femmes débauchées » qui consacre le délit de prostitution), les conditions de la répression se formalisent quelque peu (Louis XIV étant à la fin influencé par le parti dévot et mettant un terme à sa vie de libertinage) : les dénonciateurs doivent signer leur dénonciation, et une distinction est faite entre la débauche publique d’une part (punie d’amende ou d’injonction de quitter les lieux) et les faits de prostitution d’autre part (bannissement ou emprisonnement). Cette distinction n’aura que peu d’effet : les filles restent soumises au pouvoir absolu du lieutenant de police.

 

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