çà s’est passé il y a 51 ans


  Le 7/10 /1967

    Ernesto Guevara est exécuté . 

    Né en Argentine, dans une famille bourgeoise de Rosario, Ernesto Guevara suit des études de médecine puis, malgré un asthme chronique, accomplit en motocyclette, avec un ami, le tour de l’Amérique latine. Il relatera cette épopée dans des carnets de voyages qui seront publiés sous le titre : Voyage à motocyclette. On peut découvrir dans ces textes un Guevara victime de préjugés racistes, comme dans cet extrait où il évoque Caracas :
« Les Noirs, ces représentants de la splendide race africaine qui ont gardé leur pureté raciale grâce à leur manque de goût pour le bain, ont vu leur territoire envahi par un nouveau type d’esclaves : les Portugais.

     Et ces deux vieilles races ont commencé leur dure vie commune, émaillée de querelles et de mesquineries de toutes sortes. Le mépris et la pauvreté les unit dans leur lutte quotidienne, mais la façon différente dont ils envisagent la vie les sépare complètement. Le Noir, indolent et rêveur, dépense ses sous en frivolités ou en « coups à boire », l’Européen a hérité d’une tradition de travail et d’économies qui le poursuit jusque dans ce coin d’Amérique et le pousse à progresser, même au détriment de ses aspirations individuelles. » 
   Il fait en 1955 la connaissance au Mexique de Fidel Castro et s’engage à ses côtés dans la lutte contre le dictateur cubain Fulgencio Batista.
Après la chute de Batista et l’accession de Fidel Castro au pouvoir, le 1er janvier 1959, il organise la répression comme procureur du tribunal révolutionnaire.
    Brutal, il inaugure une forme de « goulag tropical » et procède à des centaines d’exécutions avec le soutien actif de Raúl Castro, frère cadet du « Líder Máximo ».

   ( comme quoi , l’histoire pourrait nous faire prendre des  » salauds  »  pour des héros !)
   Devenu ensuite ministre de l’Industrie, il convainc Fidel Castro de convertir l’économie au socialisme de type soviétique et nationalise sans ménagement les entreprises cubaines.
   Écarté des responsabilités par Castro en 1965, Guevara va créer un maquis révolutionnaire dans l’ex-Congo belge avec Kabila (le futur « tombeur » de Mobutu). C’est un nouvel échec.

    Empêché de revenir à Cuba, il tente à nouveau sa chance en Bolivie avec quelques Européens épris de révolution (parmi eux, le Français Régis Debray). Mais le « Che » (c’est son surnom, d’après une expression argentine pour désigner un homme) ne bénéficie d’aucun soutien local. Aucun paysan ne rejoint la rébellion !
    Il est traqué par l’armée bolivienne et, le 9 octobre 1967, au lendemain de sa capture, sommairement exécuté.
   Sa fougue révolutionnaire, son physique de jeune premier et sa mort vont faire de lui un mythe révolutionnaire. Son icône, reproduite sur des millions d’affiches :Guevara

4 réflexions sur “çà s’est passé il y a 51 ans

  1. Le Che est devenu une icône publique après sa mort, mais s’il n’était pas mort je ne suis pas persuadée qu’il aurait eu le même sort à Cuba …

    Bisous l’artiste

    PS: Icône dans cette phrase, masculin ? féminin ? avec ^ou sans ??? Je me suis posée la question et je n’ai pas franchement trouvé la réponse 😛

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    • Coucou ma belle !
      Icône ? Mais c’est toujours féminin !!!!Et avec un ô ! ( je suppose que tu te moques de moi , sale bête ! )
      Pour ce qui est du  » Ché  » , je suis tout à fait O.K !!! ( l’image que la propagande a donné ne correspond pas au vrai personnage , à mon avis . )
      Bisous ma belle ….

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  2. Ce mythe fut entretenu par les gauchistes et les communistes qui cachèrent à la jeunesse europénne la vraie personnalité de Guevara.
    Cet homme était raciste et, tout médecin qu’il était, ce fut un sanguinaire de première catégorie qu’on appellera le «petit boucher de la Cabaña».
    Devant l’Assemblée des Nations-Unis, il a même déclaré :«Nous avons fusillé, nous fusillons et nous continuerons de fusiller tant qu’il le faudra».
    Un homme plus extrémiste que Castro lui-même, c’est dire. C’est pour cette raison que Fidel l’écarta car il devait gênant pour lui et avait critiqué l’URSS, trop tiède à son goût. Ce même Guevara signait ses missives du pseudonyme de Staline 2, c’est dire le type de modèle qu’il admirait !.
    En réalité, définir ce psychopathe sanguinaire comme un modèle politique tient de l’imposture la plus complète de notre époque.

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    • Bonsoir Yann
      Effectivement, à cette époque , les gauchistes avaient , je pense , besoin de  » redorer leur blason  » , c’était un peu avant les évènements de 1968 en France je crois ( là aussi , finalement fiasco ) ….
      Il leurs fallait donc un héros , une  » image  » / symbole ……….( Est ce que les gauchistes européens connaissaient la vraie personnalité de Guevara ? ) . Toujours est il que çà marcha : On vit  » fleurir  » des images de lui partout , des livres parurent etc.…. Il est certain , que si on  » creuse  » un peu , on découvre un personnage complétement à l’opposé de l’image du  » ché  »  » célèbre « ……….
      J’avoue qu’à une époque , j’y ai cru aussi …………..
      Merci
      F.

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