Mener une vie  » de barreau de chaise  » ?


   Mener une vie de bâton de chaise , comme chacun le sait ( je présume ) signifie avoir une vie désordonnée ,agitée , une vie de débauche …

   Mais ,même s’il est vrai que les chaises en boischaise sont en partie un assemblage de bâtons  pourquoi auraient-ils une vie trépidante à l’origine de l’expression ?

   En réalité, il faut remonter dans le temps, à l’époque des chaises à porteurs qui comportaient deux grands bâtons latéraux servant à porter la chaise et son contenu humain.chaise à porteurs

Cependant , comme souvent , les avis divergent sur l’origine de l’expression.

   Elle pouvait venir du fait que les bâtons étaient constamment manipulés, soulevés, posés, tirés pour dégager la porte de la chaise, remis en place…
   Ces bâtons avaient une existence très peu reposante, ce qui explique l’expression dans laquelle l’idée d’ « activité excessive » a peu à peu fait place à l’idée de « vie désordonnée ».

   Mais elle pouvait aussi venir de la vie que menaient les porteurs, toujours en déplacement puis à attendre le retour du propriétaire de la chaise, de préférence dans les lieux de débauche (tripots, bordels…)tripot 1 dans lesquels ils transportaient leurs bâtons avec eux pour ne pas se les faire voler, la vie des bâtons étant alors assimilée à celle des porteurs…….

Si quelqu’un a une autre suggestion ???? chaise humour

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çà s’est passé il y a 51 ans


  Le 7/10 /1967

    Ernesto Guevara est exécuté . 

    Né en Argentine, dans une famille bourgeoise de Rosario, Ernesto Guevara suit des études de médecine puis, malgré un asthme chronique, accomplit en motocyclette, avec un ami, le tour de l’Amérique latine. Il relatera cette épopée dans des carnets de voyages qui seront publiés sous le titre : Voyage à motocyclette. On peut découvrir dans ces textes un Guevara victime de préjugés racistes, comme dans cet extrait où il évoque Caracas :
« Les Noirs, ces représentants de la splendide race africaine qui ont gardé leur pureté raciale grâce à leur manque de goût pour le bain, ont vu leur territoire envahi par un nouveau type d’esclaves : les Portugais.

     Et ces deux vieilles races ont commencé leur dure vie commune, émaillée de querelles et de mesquineries de toutes sortes. Le mépris et la pauvreté les unit dans leur lutte quotidienne, mais la façon différente dont ils envisagent la vie les sépare complètement. Le Noir, indolent et rêveur, dépense ses sous en frivolités ou en « coups à boire », l’Européen a hérité d’une tradition de travail et d’économies qui le poursuit jusque dans ce coin d’Amérique et le pousse à progresser, même au détriment de ses aspirations individuelles. » 
   Il fait en 1955 la connaissance au Mexique de Fidel Castro et s’engage à ses côtés dans la lutte contre le dictateur cubain Fulgencio Batista.
Après la chute de Batista et l’accession de Fidel Castro au pouvoir, le 1er janvier 1959, il organise la répression comme procureur du tribunal révolutionnaire.
    Brutal, il inaugure une forme de « goulag tropical » et procède à des centaines d’exécutions avec le soutien actif de Raúl Castro, frère cadet du « Líder Máximo ».

   ( comme quoi , l’histoire pourrait nous faire prendre des  » salauds  »  pour des héros !)
   Devenu ensuite ministre de l’Industrie, il convainc Fidel Castro de convertir l’économie au socialisme de type soviétique et nationalise sans ménagement les entreprises cubaines.
   Écarté des responsabilités par Castro en 1965, Guevara va créer un maquis révolutionnaire dans l’ex-Congo belge avec Kabila (le futur « tombeur » de Mobutu). C’est un nouvel échec.

    Empêché de revenir à Cuba, il tente à nouveau sa chance en Bolivie avec quelques Européens épris de révolution (parmi eux, le Français Régis Debray). Mais le « Che » (c’est son surnom, d’après une expression argentine pour désigner un homme) ne bénéficie d’aucun soutien local. Aucun paysan ne rejoint la rébellion !
    Il est traqué par l’armée bolivienne et, le 9 octobre 1967, au lendemain de sa capture, sommairement exécuté.
   Sa fougue révolutionnaire, son physique de jeune premier et sa mort vont faire de lui un mythe révolutionnaire. Son icône, reproduite sur des millions d’affiches :Guevara