Décès


L’homme de taille modeste qui a renversé les montagnes

Sa détermination, son talent et, comment les ignorer, ses tubes intemporels comme « La Bohème », « La Mamma », « Comme ils disent », « Mes emmerdes » permettront finalement à cet homme de taille modeste de renverser les montagnes. Lui qui n’a jamais hésité à protéger les jeunes pousses, comme Johnny Hallyday à qui il fit cadeau de « Retiens la nuit ».

Où qu’il fut, cet artiste concerné par le drame des migrants rappelait toujours son attachement à ses deux pays. « Je suis Français et Arménien, les deux sont inséparables comme le lait et le café », résumait-il l’an passé en recevant son étoile sur le « Walk of fame » à Hollywood.

On ignore encore les causes précises du décès de l’artiste. Une autopsie doit être pratiquée demain, mardi 2 octobre.

Paroles :

 

La mamma

Ils sont venus,
Ils sont tous là
Dès qu’ils ont entendu ce cri,
Elle va mourir, la mamma…
Ils sont venus,
Ils sont tous là,
Même ceux du sud de l’Italie,
Y’a même Giorgio, le fils maudit
Avec des présents plein les bras.
Tous les enfants jouent en silence
Autour du lit ou sur le carreau,
Mais leurs jeux n’ont pas d’importance,
C’est un peu leurs derniers cadeaux
À la mamma, la mamma…
On la réchauffe de baisers,
On lui remonte ses oreillers,
Elle va mourir, la mamma…
Sainte Marie pleine de grâces
Dont la statue est sur la place,
Bien sûr vous lui tendez les bras
En lui chantant Ave Maria,
Ave Maria…
Y’a tant d’amour, de souvenirs
Autour de toi, toi la mamma,
Y’a tant de larmes et de sourires
À travers toi, toi la mamma.
Et tous les hommes ont eu si chaud
Sur les chemins de grand soleil,
Elle va mourir, la mamma…
Qu’ils boivent frais le vin nouveau,
Le bon vin de la bonne treille
Tandis que s’entrassent pêle-mêle
Sur les bancs, foulards et chapeaux.
C’est drôle, on ne se sent pas triste
Près du grand lit et de l’affection,
Y’a même un oncle guitariste
Qui joue, qui joue en faisant attention
À la mamma, la mamma…
Et les femmes se souvenant
Des chansons tristes des veillées,
Elle va mourir, la mamma…
Tout doucement, les yeux fermés
Chantent comme on berce un enfant
Après une bonne journée
Pour qu’il sourie en s’endormant,
Ave Maria…
Y’a tant d’amour, tant de souvenirs
Tout autour de toi, toi la mamma,
Y’a tant de larmes et de sourires
À travers toi, toi la mamma
Que jamais, jamais, jamais
Tu nous quitteras…

Les paroles:

J’ai travaillé,
Des années
Sans répit,
Jour et nuit
Pour réussir,
Pour gravir
Les sommets
En oubliant
Souvent dans
Ma course contre le temps
Mes amis, mes amours, mes emmerdes

À corps perdu J’ai couru Assoiffé
Obstiné
Vers l’horizon
L’illusion
Vers l’abstrait
En sacrifiant
C’est navrant
Je m’en accuse à présent

Mes amis, mes amours, mes emmerdes

Mes amis c’était tout en partage
Mes amours faisaient très bien l’amour
Mes emmerdes étaient ceux de mon âge
Où l’argent, c’est dommage
Éperonnait nos jours

Pour être fier
Je suis fier
Entre nous
Je l’avoue
J’ai fait ma vie
Mais il y
A un mais…
Je donnerais
Ce que j’ai
Pour retrouver, je l’admets
Mes amis, mes amours, mes emmerdes

Mes relations
Vraiment, sont
Haut placées
Décorées
Très influentes
Bedonnantes
Des gens bien
Ils sont sérieux
Mais près d’eux
J’ai toujours le regret de
Mes amis, mes amours, mes emmerdes

Mes amis étaient pleins d’insouciance
Mes amours avaient le corps brûlant
Mes emmerdes aujourd’hui quand j’y pense
Avaient peu d’importance
Et c’était le bon temps
Le temps des canulars
Des pétards
Des folies
Des orgies
Les jours du bac
Le cognac
Les refrains
Tout ce qui fait
Je le sais
Que je n’oublierai jamais
Mes amis, mes amours, mes emmerdes

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