Une nuit…….


Lorsque les heures d’insomnie

Font un éther de mon ennui

Une sensation vaporeuse

Etendu j’ai l’âme fiévreuse

Et revois l’enfant qui sourit

A l’instant sans être inquiété

Par l’angoisse du lendemain

Mais la vie semble s’émietter
Comme du sable entre mes mains

Derrière moi s’étend le chemin

Tracé par ce que j’ai perdu

Devant moi se tient l’inconnu

Je cherche un point obstinément

Mais je n’en vois plus et je me ments

Je marche sur un fil ténu

Des jours arides, des aubes pâles

En une suite sans mystère

De déceptions toujours banales

La médiocrité délétère

Ont fait de moi un homme amer

Ai même perdu la joie d’être grand-père………

Je n’ai pratiquement plus d’ idéal.

Demain ? Il suffirait d’une lumière 

Un sourire d’enfant , de mon petit enfant P1000439

Pour que ma vie à nouveau s’éclaire…..

 

 

L’as -t – il dit ?


Qui ? Quoi ,quand  : 

   Il est question ici du  » fameux  » mot de Cambronne Cambronne que ce dernier aurait lancé aux ennemis anglais  /  allemands sur le champ de bataille de Waterloo le 18 juin 1815 ( il y a donc environ 203 ans )….Ce jour là en fin de soirée , l’armée française décimée, mise en pièce par l’ennemi battait en retraite vers Charleroi….Comme il était de coutume lors des batailles , une arrière garde ( 3 bataillons de la garde impériale ) marchait sous le commandement du général Cambronne qui dirigeait cette difficile opération stratégique …….

La nuit commençant à tomber , un officier anglais jugeant la situation des français désespérée , cria aux français de se rendre …….C’est alors que Cambronne , furieux aurait répondu à la sommation par un seul mot :  » Mer….e  » !

Cependant ,il semble que ce terme pour le moins scatologique allait bientôt être remplacé dans la légende napoléonienne par une phrase disons …plus  » académique  »  :  » La garde meurt mais ne se rend pas !  »  ( Même Lamartine  expliqua que le juron de Cambronne est une de ces trivialités ,cyniques d’expression, que le soldat comprend , mais que les historiens traduisent ensuite par en phrase de parade ) 

La question reste donc posée pour les élèves , étudiants de toutes époques : Cambronne a t il lancé à la figure des Anglais le fameux mot brutal , énergique ? Ou a-t – il formulé tel un héros antique lol  , la noble phrase que nous lisons dans les livres scolaires ou autres ouvrages d’histoire ?

Il semblerait en fait que , que le général n’ait prononcé ni la phrase ni le mot !!!!

   On pourrait dire que , tel un artiste peintre qui parvient par retouches successives à l’œuvre définitive , la phrase attribuée à Cambronne dut subir plusieurs modifications avant d’être adoptée par l’histoire :

Trois jours ( Le 21 juin ) après la bataille de Waterloo waterloo , Paris appris avec stupeur la défaite de l’armée napoléonienne ; le lendemain les journaux publient une compte rendu de la bataille , mais faire la moindre allusion à Cambronne ! 

Ce n’est que le 24 juin qu’aurait paru dans un journal célèbre le récit de la bataille , en particulier de l’épisode de la réplique du général à la sommation des anglais , enrobé de louanges sur Cambronne et son armée ……..Plusieurs journaux voulurent rendre hommage au général  mais chacun donnant une version de la réplique faite aux Anglais . Finalement après 3 ou 4 jours , la phrase /réplique ayant la plus belle allure la phrase définitive   » la garde meurt mais ne se rend pas  »  sera …disons adoptée car elle  » sonne bien  » , adoptée même par la chambre des députés …..c’est ainsi que Cambronne et sa phrase entra dans la légende napoléonienne .

Cependant , une fois la royauté revenue au pouvoir ( Louis 18 ) , les journaux ( certains par obligation car la censure les y force ) commencent à  » crier bien haut  » que la phrase attribuée à Cambronne n’a jamais été prononcée  allant même jusqu’à ironiser  écrivant qu’il est difficile d’attribuer cette  » mâle   » déclaration au général puisque le général n’est pas mort et s’est rendu  ! Bien que les  bonapartistes aient parait il lutté via la presse ……

Bref , le débat dura longtemps ,une autre théorie veut que ce soit Rougemont ( un journaliste ) qui aurait créé la fameuse réponse qui via le « bouche à oreille  » prit sa forme définitive :  » la garde meurt mais ne se rend pas ! » 

Si la phrase définitive a été  » fabriquée » 6 jours après la bataille de Waterloo , le  » juron  » lui n’obtint son succès qu’une quinzaine d’années après ( vers 1830 ) . Ceci grâce à Victor Hugo lors de la parution de son livre  » Les misérables  » en 1862 . C’était la première fois qu’un tel juron apparaissait imprimé dans son entier …….Avec le parrainage de Hugo , le  » prétendu  » juron de Waterloo allait bien entendu connaître un succès immense ……

  Il y aurait encore beaucoup à écrire sur ce sujet mais pfffffffffff ! Rasoir  par sa longueur  : çà suffira donc !

Petit P.S : C’est le fait que Cambronne ait eu de la chance , du succès qui a amené la légende qui veut que ce mot  » mer… » porte bonheur