L’origine du monde …..


Evidemment, il n’est pas question ici de religion , mais …..d’art ! 

    Je présume que tout le monde connait l’oeuvre de Gustave Courbet nommée  » l’origine du monde  » ( même les plus puritain ( e) s , voir non amateurs d’art etc…) :Cette peinture a , en effet fait l’objet de nombreuses critiques . Mais ( sauf erreur de ma part ) , il est exposé au musée d’Orsay …..Comme toute oeuvre d’art qui  » se respecte  » lol 

l'origine du monde

   cependant , un mystère entourait ce tableau : Qu’elle femme avait bien pu accepter de poser ainsi , servir de modèle au peintre ?

  Il semblerait que la question soit résolue, le mystère dévoilé :

 Le dame  » propriètaire  » de cette partie intime serait  Constance Quéniaux .

Madame Quéniaux :

Constance-Queniaux 1

Constance-Queniaux 2

Constance-Queniaux-3

Constance-Queniaux 4

Constance-Queniaux 6

Le chercheur Claude Schopp a résolu cette énigme de 152 ans en épluchant les correspondances entre George Sand et Dumas fils dont une retranscription l’a interpellé:

On ne peint pas de son pinceau le plus délicat et le plus sonore l’interview de Mlle Queniault (sic) de l’Opéra

Le mot interview semblait bien inapproprié dans cette conversation, il est alors allé examiner les originaux et le terme était finalement “intérieur”…

Constance Quéniaux était une danseuse de l’opéra mais qui avait cessé son activité à l’époque de la toile en 1886.

Par égard à sa respectabilité, le secret de son identité avait été tu bien que beaucoup le connaissent.

Et si Dumas a cité le nom du modèle aux parties intimes si renommées c’est par animosité envers Gustave Courbet qu’il ne portait pas dans son coeur.

Claude Schopp dévoile cette intrigue dans un livre à paraitre prochainement: “L’Origine du monde, vie du modèle.”

   Chargé de l’annotation des lettres échangées entre George Sand et Dumas fils, « de traquer les moindres allusions que contient un texte afin de l’éclaircir », Claude Schopp est surpris par une coquille dans la transcription d’une lettre de Dumas à Sand, datant de juin 1871 . L’écrivain, hostile à la Commune, déblatère sur Courbet. « On ne peint pas de son pinceau le plus délicat et le plus sonore l’interview de Mlle Queniault (sic) de l’Opéra », écrit Dumas.

« Interview ? Ça ne voulait rien dire », explique le chercheur. Il décide de confronter cette transcription au manuscrit conservé à la Bibliothèque nationale de France (BnF). Ce n’est pas « interview » qu’il fallait lire mais « intérieur ». « Ce fut comme une illumination », se souvient le chercheur. « D’habitude je trouve en travaillant beaucoup, là j’ai trouvé sans chercher. C’était injuste ».

   Le chercheur fait part de sa découverte à Sylvie Aubenas, directrice du département des estampes et de la photographie de la BnF. « Ce témoignage d’époque découvert par Claude me fait dire que nous avons la certitude à 99 % que le modèle de Courbet était bien Constance Quéniaux », confie Mme Aubenas.

Claude Schopp raconte l’histoire de sa trouvaille exceptionnelle dans « L’Origine du monde, vie du modèle », un ouvrage à paraître le 4 octobre chez Phébus.

Une danseuse, maîtresse d’un diplomate

    On savait jusqu’à présent que le commanditaire du fameux tableau était le diplomate turco-égyptien Khalil-Bey, une figure flamboyante du Tout-Paris des années 1860. Le tableau fut exécuté par Courbet à la demande de Khalil-Bey au cours de l’été 1866.

   Avant la découverte de Claude Schopp plusieurs noms avaient circulé quant à l’identité du modèle. On a ainsi évoqué Joanna Hiffernan, maîtresse de Courbet durant l’été 1866, dont la rousseur irlandaise et la carnation blanche correspondent peu à ce que dévoile le tableau, ou celui de Jeanne de Tourbey, maîtresse du diplomate ottoman, mais figure trop en vue pour tenir le rôle de modèle.

   La noirceur de la chevelure de Constance et ses « beaux sourcils noirs », loués par la critique lorsqu’elle dansait à l’Opéra, sont plus conformes à la luxuriante pilosité du modèle, explique Sylvie Aubenas. En 1866, Constance Quéniaux a 34 ans. Elle ne danse plus depuis 1859 et est une des maîtresses de Khalil-Bey.

Son visage exposé à la BnF en octobre

Le département des estampes et de la photographie de la BnF conserve plusieurs photos de Constance Quéniaux dont une par Nadar, écrivain et photographe du XIXe siècle.

 

7 réflexions sur “L’origine du monde …..

  1. Tu n’es pas la seule crois moi !
    A l’époque ce tableau de Courbet a amené énormément de critiques ,Courbet et certains journaliste ont dit que  » l’origine du monde  » était plus un hommage à la femme …Mais , comme toujours ,comme pour presque toutes les oeuvres d’art , il y a des  » pour  » et des  » contres  » ( Dali ,Picasso etc…..)
    A mon humble avis, c’est une question de culture, milieu social , religion etc……

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  2. Que voilà un billet qui nous en apprend sur un tableau qui a fait fort parler de lui lorsqu’il est apparu. Je ne suis en rien puritain ni pudibond mais, ben qu’appréciant certaines œuvres de Courbet, je n’aime pas du tout celui-ci pour plusieurs raisons :
    1°) Voilà un tableau que je trouve vulgaire, à la limite du pornographique et je ne vois pas ce que certains critiques lui trouvent.
    2°) De par le thème et le titre, je trouve que c’est presqu’une insulte à la femme : Vu la pose de cette femme et sachant que la Terre est ronde, cette femme serait à l’origine de la Terre donc, elle l’aurait « pondu ».Cela laisse penser que la femme est une gigantesque pondeuse.
    3°) La pose, les couleurs et les tons utilisés sont sombres et peu attirants. Pourtant Courbet a eu l’occasion de peindre la femme de plus belle façon et de la mettre en valeur même de façon légèrement érotique. C’est le cas avec « les Demoiselles de village, » « Jo, la Belle Irlandaise, » un tableau que j’apprécie tout particulièrement, « la femme à la vague » que je trouve fort beau et très suggestif, « les baigneuses », un tableau empreint de gaieté, « la Jeune Baigneuse » ou « la Femme nue couchée » qui vaut largement plus que cette « origine du monde.
    D’autres peintres se sont aventurés à mettre sur toile de superbes nus de femmes parfois suggestifs, d’autres fois érotiques et très souvent avec une femme dans une pose lascive. C’est le cas pour
    « la naissance de Venus » de Botticelli que tout le monde connait et qui est un modèle de beauté de la femme nue, le « Nu » de Modigliani fort sensuel, « la baigneuse endormie » d’Auguste Renoir qui est un mélange de beauté, d’érotisme et de rêve, « la grande odalisque » de Ingres, un tableau tout en douceur et en sensualité qui met le corps de la femme en valeur par ses formes et sa beauté sans compter les effets de lumière, « Olympia » de Manet qui est un modèle du genre et devant lequel on peut s‘attarder pour admirer les détails. « la source » de Ingres ou « les trois grâces » de Rubens qui sont un petit modèle de nu, de pureté et presque d’innocence.
    A côté de cela, le tableau de Courbet se classe à mes yeux loin derrière en matière de nu. Si ce tableau a plu au client du peintre c’est parfait mais, même si j’avais possédé une fortune, je ne l’aurais jamais acheté !

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    • Bonjour Yann
      Et bien voilà au moins une réaction claire et nette . Tu remarqueras que je ne dis ( écris ) pas que j’aime cette toile , mais ce que je voulais savoir , c’est quelle femme avait  » servi  » de modèle pour ce tableau … Tableau qui ne correspond pas aux autres oeuvres de Courbet , qui peut choquer.. Ensuite, chacun est libre d’apprécier ou non , de l’interpréter ( titre et peinture à sa façon ) : C’est le propre de TOUTES œuvres d’art ( peinture , sculpture , écrits etc…) : L’ artiste crée et le spectateur juge, critique, apprécie ou non .
      P.S : certains commentaires sur ce billet m’ont tiré un sourire :  » C’est une photo  » par exemple ….

      P.S 2 : J’aime beaucoup Modigliani ! ( même si pour lui aussi , certaines toiles ont choqué )

      Merci pour ton commentaire en tout cas
      Francis

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