1er MAI………….


Là où j’ai vécu de nombreuses années : Fourmies 59610 …

    Le 1er mai 1891 à Fourmies, la police tire sur des ouvriers. Une semaine plus tard, dans un discours devenu célèbre, Clemenceau rendra hommage aux victimes.

Ville industrielle du Nord de la France, Fourmies est le théâtre, le 1er mai 1891, d’un événement sanglant. Pour la seconde fois en France, le 1er mai est une journée consacrée à la manifestation, avec pour principale revendication la journée de huit heures et la hausse des salaires.

 Mais à Fourmies, alors qu’a lieu une manifestation pacifique d’ouvriers, la troupe mobilisée par les patrons locaux ouvre le feu sur la foule. Le bilan est de dix morts (dont deux victimes de 11 et 14 ans) et de trente-cinq blessés.

  Le journal  » l’Intransigeant  » écrit:

       Sous prétexte d’arrêter une émeute qui, en réalité, n’était qu’une manifestation pacifique de la classe des travailleurs, des arrestations illégales avaient été opérées dans l’après-midi. Tout à coup, sans provocation de la part des ouvriers, un gendarme tire un coup de revolver qui excite la colère de la foule. Les ouvriers poussent des cris, des huées. […] Subitement, l’officier qui commande la troupe ordonne un feu de peloton et les soldats tirent sur les ouvriers. Sept de ces malheureux sont tués sur le coup ; on relève des blessés de tous côtés ; plusieurs sont dans un état extrêmement grave. »

   Les députés ouvrent un débat à l’Assemblée nationale. Le 8 mai, Georges Clemenceau, clémenceaualors député radical du Var, prononce un discours à la Chambre qui restera célèbre: 

   « Monsieur le président du conseil, qui pourrait soutenir, ici ou devant l’Europe, devant le monde civilisé, que les faits qui se sont passés à Fourmies avant la fusillade justifient la mort de ces femmes, de ces enfants, dont le sang a pour si longtemps rougi le pavé ! […] Il y a quelque part, sur le pavé de Fourmies, une tache de sang innocent qu’il faut laver à tout prix ! »

    Rendant hommage aux victimes, il annonce la venue d’un « quatrième État » qui « se lève et qui arrive à la conquête du pouvoir ». L’expression, qui désigne le prolétariat, fait référence aux trois États de l’Ancien Régime (noblesse, clergé, Tiers Etat).

« Je dis que le fait capital de la politique actuelle, c’est l’inévitable révolution qui se prépare.  Ce quatrième État, vous devez ou bien le recevoir par la violence, ou bien l’accueillir à bras ouverts. . Le moment est venu de choisir. Si vous lui opposez la violence, c’est la guerre civile que vous léguez à vos enfants. Si vous l’accueillez avez un sentiment sincère de cordialité, si vous l’encouragez, si vous l’aidez, si vous écoutez ce qu’ont à dire ces travailleurs, pour chercher à démêler ce qui est immédiatement applicable et ce qui doit fatalement attendre alors, il faut être indulgent. Quand un malheur comme celui de Fourmies s’est produit il faut que la première parole qui s’échappe de vos lèvres soit : oubli ! Apaisement ! paix ! Je vous le demande, où prendrions-nous le droit d’être implacables ? »

   Clemenceau réussira à faire voter l’amnistie des manifestants arrêtés. On peut penser que c’est  avec la fusillade de Fourmies, que  le 1er mai s’enracinera dans la tradition du mouvement ouvrier.

 

çà va…………….


 

Paroles de Le Diable (Ça Va)
{Prologue:}
Un jour le Diable vint sur terre, un jour le Diable vint sur terre
pour surveiller ses intérêts, il a tout vu le Diable, il a tout entendu
{Prologue:}
Un jour le Diable vint sur terre, un jour le Diable vint sur terre
pour surveiller ses intérêts, il a tout vu le Diable, il a tout entendu
et après avoir tout vu, après avoir tout entendu, il est retourné chez
lui, là-bas.
Et là-bas on avait fait un grand banquet, à la fin du banquet, il s’est
levé le Diable, il a prononcé un discours et en substance il a dit ceci,
il a dit:

Il y a toujours un peu partout
Des feux illuminant la terre ça va
Les hommes s’amusent comme des fous
Aux dangereux jeux de la guerre ça va
Les trains déraillent avec fracas
Parce que des gars pleins d’idéal
Mettent des bombes sur les voies
Ça fait des morts originales
Ça fait des morts sans confession
Des confessions sans rémission ça va

Rien ne se vend mais tout s’achète
L’honneur et même la sainteté ça va
Les États se muent en cachette
En anonymes sociétés ça va
Les grands s’arrachent les dollars
Venus du pays des enfants
L’Europe répète l’Avare
Dans un décor de mil neuf cent
Ça fait des morts d’inanition
Et l’inanition des nations ça va

Les hommes ils en ont tant vu
Que leurs yeux sont devenus gris ça va
Et l’on ne chante même plus
Dans toutes les rues de Paris ça va
On traite les braves de fous
Et les poètes de nigauds
Mais dans les journaux de partout
Tous les salauds ont leur photo
Ça fait mal aux honnêtes gens
Et rire les malhonnêtes gens.
Ça va ça va ça va ça va