Près de chez moi …..


Sa maison tombe en miettes : la charpente s’effondre, le toit est fait de bâches et de tôles, les murs sont instables. « C’est le deuxième hiver que je passe, c’est très difficile. L’année dernière, je n’avais pas de chauffage, donc j’ai eu très très froid, même avec un chauffage, il faisait 4-5 degrés dans la maison. Comme je n’ai pas d’isolation thermique, je perds 90% de la chaleur produite », explique Joël Trompat.

  Il avait acheté ce terrain agricole avec un bâtiment sommairement aménagé en pensant se mettre à l’abri de la précarité. Licencié pour invalidité, ses revenus ne sont pas élevés. L’état du bâtiment ? Il le connaissait mais il espérait pouvoir le rénover : « Étant expulsé de Lyon, je n’avais plus d’argent, je n’avais plus rien. Soit je vivais dans la rue, soit je venais ici. Il fallait que je prenne le choix le moins pire. »

  Et à vivre ici, il a vite compris, ce serait dur de remettre en état. Il ne demandait rien, mais un jour, des amis ont fini par découvrir son dénuement. Un élan de solidarité s’est mis en place avec Malika Frontczak à sa tête : « C’est juste pas possible de laisser une personne qui a des difficultés avec sa santé. Ce sont des rats qui vivent là-dedans, pas un être humain. »

  Un autre voisin, Pascal Guenad, raconte : « J’ai voulu aider des personnes en difficulté. C’est pour cela que je viens bénévolement aider Monsieur car personne n’est à l’abri de se retrouver dans la même situation. »Taudis

 

 

 

 

Allier : il vit dans un taudis, son village se mobilise….

Médiatisation bénéfique

Des articles dans la presse ont permis que presque une dizaine de personnes tentent d’aider Joël Trompat en lui donnant un coup de main pour nettoyer son terrain, pour trouver des solutions pour le logement. Mais il est compliqué de rendre le bâtiment habitable car la mairie refuse de faire venir les réseaux d’eau et d’électricité jusqu’au terrain.

« Le terrain est inconstructible, et sur les terrains inconstructibles, les réseaux ne doivent pas être amenés et il n’est pas obligatoire de les amener. Aucune dérogation n’existe dans ce domaine », affirme Marc Malbet, maire de Domérat.

La mairie de la commune assure avoir fait des propositions de relogement à Joël Trompat. Mais ce dernier vit avec 7 chiens, des molosses. Surendetté par ailleurs, il préfère rester chez lui, sur son terrain.

 » Bella ciao « 


 

Paroles et traduction :

Bella Ciao (Ma Belle Au Revoir)

Una matina, mi sono svegliato
Un matin, je me suis reveillé
O bella ciao (x3)
Ô ma belle au revoir (x3)
Ciao, ciao
Au revoir, au revoir
Una matina, mi sono svegliato
Un matin, je me suis réveillé
Ed ho trovato l’invasore.
Et l’envahisseur était là.
O ! Partigiano portami via
Ô ! partisan emportes-moi
O bella ciao (x3)
Ô ma belle au revoir (x3)
Ciao, ciao
Au revoir, au revoir
O ! Partigiano portami via
Ô ! Partisan emportes-moi
Che mi sento di morir’.
Je me sens prêt à mourir.
E se io muoio, da partigiano
Et si je meurs, de partisan
O bella ciao (x3)
Ô ma belle au revoir (x3)
Ciao, ciao
Au revoir, au revoir
E se io muoio, da partigiano
Et si je meurs, de partisan
Tu mi devi seppellir’.
Tu devra m’enterrer.
Mi seppellirai lassu in montagna
Tu devras m’enterrer là-haut sur la montagne
O bella ciao (x3)
Ô ma belle au revoir (x3)
Ciao, ciao
Au revoir, au revoir
Mi seppellirai lassu in montagna
Tu devras m’enterrer la haut sur la montagne
Sotto l’ombra di un bel’ fior’.
A l’ombre d’une belle fleur.
E le genti, che passeranno
Et les gens, ils passeront
O bella ciao (x3)
Ô ma belle au revoir (x3)
Ciao, ciao
Au revoir, au revoir

E le genti, che passeranno
Et les gens, ils passeront
E diranno ‘Oh che bel fior’.
Et diront ‘Oh quelle belle fleur’.
E questo è il fiore Del partigiano
Cette fleur est la fleur du partisan
O bella ciao (x3)
Ô ma belle au revoir (x3)
Ciao, ciao
Au revoir, au revoir
E questo è il fiore Del partigiano
Cette fleur est la fleur du partisan
Morto per la libertà.
Mort pour la liberté.

 

Quand la mort de l’un…


sauve la vie de l’autre : 

Eugène Boyer, jeune criminel ayant tué une femme âgée pour la voler, devait être guillotinéguillotine le 7 mai 1932 quand il y eut un sursis à l’exécution.

   Le président Paul DoumerDoumer, ayant déjà refusé sa grâce mais susceptible de changer d’avis jusqu’au dernier moment venait d’être assassiné, et on jugea qu’il valait mieux attendre. A raison car le président Albert Lebrun qui prit la suite le gracia.

  Il fut envoyé au bagne de Guyane.

A son retour en métropole en 1953, après l’abolition du bagne, il sera libéré en 1957, pour finalement se suicider sept ans plus tard.
Aucun homme n’aura ainsi frôlé la guillotine d’aussi près qu’Eugène Boyer. A 23 minutes près, sa tête était coupée.