Chez moi ! et………je ne le savais pas !!!!


      Le street-art se met au vert à Lurcy-Lévis, dans l’Allier. Lieu unique dédié à l’art urbain, Street Art City accueille des artistes du monde entier. Il ouvre pour la première fois cette année, ses murs au public. Visite, en avant-première. 

À Lurcy-Lévis, dans l’Allier, l’ancien centre des PTT qui était abandonné de puis 1993, continue sa métamorphose. Depuis un an des pointures du street art du monde entier viennent dans cette petite commune d’Auvergne pour peindre, tagger, décorer les murs gris défraichis. 

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Les murs revivent grâce au couple propriétaire des lieux Sylvie et Gilles Iniesta. Avec leur projet a priori un peu fou, ils sont en train de créer un lieu au rayonnement international dédié au street art. De prouver que cette mise au vert profite à cet art né en ville. street art city à lurçy levis pour les jeudis acteurs économiques de l’ allier

La Villa Médicis du Street Art

« Notre objectif, c’est d’en faire la Villa Médicis du street-art » explique Gilles Iniesta. Car « le street art est un mouvement artistique à part entière » qui s’est propagé partout dans le monde. Il englobe des techniques diversifiées comme le graffiti, le pochoir, la mosaïque… Les créateurs souvent issus des beaux-arts travaillent avec une vraie démarche artistique et socioculturelle. street art city a lurçy levis pour les jeudis acteurs economiques de l allier

Dans ce décor gris, composé d’une dizaine de constructions utilitaires sur dix hectares, des graffeurs internationaux créent des fresques hors normes. Les propriétaires offrent aux artistes le matériel, le gîte, et le couvert. 22.000m² de murs et de façades, pour certaines de plus de 15 mètres de hauteur sont mis à leur disposition. 

Laboratoire artistique

Et ça marche : les artistes affluent… Déjà une cinquantaine d’entre eux y ont laissé leur empreinte en 2016. Ils sont si nombreux à vouloir croquer les murs que le couple est contraint de les sélectionner. 

On est comme dans une bulle. Pour créer, c’est l’idéal.

Les graffeurs plébiscitent ce vrai laboratoire d’expérimentation artistique : « Nous n’avons jamais été accueillis comme ça nul part. À Lurcy, on est traité come des rois. » assurent les français Oji et Artiz Nota Crime. «Ici, on nous donne beaucoup plus qu’un chèque. Dès qu’on a besoin de quelque chose, on nous l’apporte. L’ambiance est familiale. L’endroit est immense reposant. « On est comme dans une bulle. Pour créer, c’est l’idéal. »

Le lieu permet aux artistes de pousser leur création dans des champs nouveaux, pour des fresques sans cesse plus grandes, de se confronter au travail d’autres pointures. « Le street art, c’est une mise en danger, ici les oeuvres seront conservées ça nous met une pression. » Un peu déboussolés, à leur arrivée, par « ce lieu silencieux en pleine campagne. » Costwo et Lizzy deux artistes allemands voyageurs (du Brésil à la Chine) ont vite été séduits par la liberté qu’offre le lieu : « Ce qui est nouveau, c’est que les oevres ne seront pas visibles deux ou trois mois , avant de disparaître. Mais beaucoup plus longtemps. Cela va permettra à un maximum de personnes de les découvrir. » 

Plus besoin en tout cas, pour le public, de courir jusqu’à Barcelone ou Los Angeles pour observer ces créations étourdissantes. Dès ce week-end et jusqu’à fin août, ils peuvent venir les découvrir et échanger avec les graffeurs. « Ces temps de recontres c’est aussi notre objectif. » confe Gilles Iniesta. Un café galerie a ainsi été aménagé, au sein de l’hôtel 128 : un bar au décor industriel qui colle à l’ambiance d’usine désaffectée du lieu. Un site qui va continuer de se métamorphoser. Un livret édité chaque fin d’année permettra de fixer toutes les oeuvres créées sur papier glacé.