Répulsif…..anti….Humains !!!!


 

  On ne sait exactement quelle odeur dégage le produit, mais son usage est bien clair: éloigner les visiteurs indésirables.

     Insectes, rongeurs, bactéries? Non, humains. Apparu sur le site de la société carougeoise Grellor, le liquide Mauvais’Odeur se vend au litre. 24 fr 62 (suisse) ? le flacon.
Après les ultrasons autour du Palais Eynard installés et retirés fissa en 2007, après les pics anti rassemblement au Lignon en 2016 (également démantelés quand la polémique a éclaté), c’est au tour du dispositif olfactif de faire des vagues.              Tombé par hasard sur la publicité pour cette potion anti squatteurs, Alfonso Gomez, conseiller municipal écologiste en Ville de Genève, a d’abord crié son indignation sur les réseaux sociaux. «Quand j’ai vu ça, j’ai d’abord cru à un gag. Elaborer un produit chimique contre les humains et faire de la publicité pour le vendre, il n’y a vraiment plus de limites, on se permet n’importe quoi contre ce qui n’est pas dans la norme», dit-il, écœuré. Son ressenti: «On vise les jeunes qui ont besoin de lieux pour se rassembler.»
Puis l’élu a contacté la société carougeoise afin d’obtenir des explications. Dans l’heure suivante, le texte de présentation de cette boule puante à usage professionnel était modifié. Le répulsif pour êtres humains devenait un répulsif tout court.
Pierre Grelly, directeur de la société spécialisée dans les produits d’entretien, reconnaît: «Le terme est critiquable, c’est vrai. Mais c’est un produit technique qui existe sur le marché.» Ce flacon-là, Grellor le commercialise depuis un an environ. Il est vendu avec la solution qui permet d’éliminer l’odeur nauséabonde. Qui sont les clients de l’entreprise? Vend-elle son répulsif à Genève? «Je ne peux pas donner de nom, mais il est utilisé dans plusieurs villes, surtout en France. C’est un moyen plus doux qu’un grillage ou un agent de sécurité», assure Pierre Grelly. Et cette fameuse odeur, alors? «Elle n’est pas dans notre mémoire olfactive et donc indéfinissable. Mais croyez-moi, elle est insupportable.»SDF