Tu ris, tu pleures….c’est l’heure…


Une chanson que me fredonne l’automne,
les taches rousses de septembre, ma chambre,
une dernière cigarette, peut-être,
et puis je vais aller dormir.

Je pense à tous les solitaires sur terre
qui vont éteindre la lumière pour faire,
l’aller-retour, la vie, le rêve, je lève
mon verre à leur prochain sourire.

Un jour tu ris, un jour tu pleures,
un jour tu vis, un jour tu meurs,…
Départ mouchoir,
retour velours,
histoire d’amour…

Un jour ça va, un autre non,
un jour lilas, un jour flocons,…
C’est ça la vie:
Un jour tu pleures,
un jour tu ris.

J’étais au chaud dans ta romance, dimanche.
Lundi j’ai froid dans le silence, l’absence.
J’aurais peut-être une semaine de peine;
puis sûrement je t’oublierais.

Et je dirais d’autres « je t’aime », quand même.
Je feuillerais d’autres visages, les pages
du livre de cette aventure future,
ma vie, mes joies et mes regrets.

Un jour tu ris, un jour tu pleures,
un jour tu vies, un jour tu meurs,…
Départ mouchoir,
retour velours,
histoire d’amour…

Un jour ça va, un autre non,
un jour lilas, un jour flocons,…
C’est ça la vie:
Un jour tu pleures,
un jour tu ris.

Spleen…..


BeaudelaireCharles BAUDELAIRE   (1821-1867)

Spleen :

Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle
Sur l’esprit gémissant en proie aux longs ennuis,
Et que de l’horizon embrassant tout le cercle
Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits ;

Quand la terre est changée en un cachot humide,
Où l’Espérance, comme une chauve-souris,
S’en va battant les murs de son aile timide
Et se cognant la tête à des plafonds pourris ;

Quand la pluie étalant ses immenses traînées
D’une vaste prison imite les barreaux,
Et qu’un peuple muet d’infâmes araignées
Vient tendre ses filets au fond de nos cerveaux,

Des cloches tout à coup sautent avec furie
Et lancent vers le ciel un affreux hurlement,
Ainsi que des esprits errants et sans patrie
Qui se mettent à geindre opiniâtrement.

– Et de longs corbillards, sans tambours ni musique,
Défilent lentement dans mon âme ; l’Espoir,
Vaincu, pleure, et l’Angoisse atroce, despotique,
Sur mon crâne incliné plante son drapeau noir.

Epilepsie……epilepsie

Quand l’émotion est plus forte que tout

Sans pouvoir exprimer ses sentiments

Le voltage explose et dans ma tête, je court-circuite tout

C’est comme l’éruption d’un volcan

Mon corps s’exprime comme un tremblement de terre

Je n’ai plus de son

Et la lumière est éteinte, malgré les yeux grands ouverts

Je me réveille inconsciemment sans vraiment voir à l’horizon

Doucement mes idées se remettent en place

Et je fais comme si de rien n’était

Lorsque je reviens à la surface

Je découvre un paysage qui n’est plus ce qu’il était

A l’extérieur je fuis, et à l’intérieur je me replie

La bête noire arrive avec un grand H, comme honte

Je continue dans un grand silence, comme si…

Avec un bête regard et un beau sourire, comme la Joconde

Mourir n’est rien à côté de souffrir

Car la souffrance, on la vit au quotidien

Et la mort n’est qu’un moment de transition pour partir

Et la société, sans comprendre, pour des banalités se plaint.