Un pas en avant dans ma région


Hors IME, neuf élèves sur dix sont en école ordinaire. Plus de 90 % des élèves handicapés de la Nièvre, hormis ceux en instituts médico-éducatifs (IME), sont intégrés dans des établissements scolaires ordinaires. Près d’un tiers des enfants d’IME suit des cours dans une école ou un collège.

En terme d’inclusion, c’est-à-dire l’insertion d’élèves handicapés dans des établissements scolaires ordinaires, la Nièvre est plutôt bien située. L’inspecteur de l’Éducation nationale chargé de l’adaptation et de la scolarisation des élèves handicapés, Éric Gien, le reconnaît du bout des lèvres, comme par humilité. « Par rapport à l’académie et au national, on est bien placé dans la Nièvre. »

Une classe autisme vient d’ouvrir en maternelle

Cette année, une nouvelle classe autisme vient d’ouvrir. Une unité de sept places à la maternelle Pauline-Kergomard, à Varennes-Vauzelles. Une ouverture demandée par le troisième plan national autisme, établi en 2013 par l’État. Elle permet d’offrir, dans la Nièvre, une scolarité de la maternelle à la 3e. Puisqu’il y avait déjà une classe (ULIS) autisme à l’école Lucie-Aubrac et une autre au collège Les Courlis. « L’Agence régionale de santé a fait en sorte qu’il y ait un accompagnement. Plus les enfants autistes sont mis tôt dans ces structures, plus ils vont progresser », précise Éric Gien.
Pour les élèves ayant un handicap auditif, là aussi, la Nièvre propose un cursus complet en ULIS sur Nevers, de l’école primaire au lycée : école de La Barre, collège Adam-Billaut et lycée Jules-Renard. En dehors des classes ULIS, des élèves handicapés intègrent aussi individuellement des classes ordinaires, parfois aidés d’un Auxiliaire de Vie Scolaire.

Tous les IME intègrent des enfants en école ordinaire

 

Les élèves ayant des handicaps nécessitant davantage de soins et ne pouvant être intégrés à des classes ordinaires sont en IME. Depuis peu, tous les IME de la Nièvre ont désormais au moins une Unité d’Enseignement (UE) externe, soit un groupe d’élèves scolarisés ensemble dans une école ou un collège. La loi de 2005 y incite : elle rend prioritaire la scolarisation en milieu dit « ordinaire », soit dans une école et non en IME. « En IME », prévient l’inspecteur, « les enfants ne sont pas à temps plein en scolarisation. Ils ont surtout besoin de soins. »

 

La loi incite les académies à aller vers plus d’inclusion. L’attente est là. « Les familles demandent aussi à avoir plus de milieu ordinaire », assure l’inspecteur de l’Éducation nationale chargé de l’adaptation et de la scolarisation des élèves handicapés. Les parents, demandeurs, ont aussi beaucoup plus de pouvoir dans le choix de la scolarité de leurs enfants handicapés, selon des enseignants et parents. Et quitte à choisir, quand le handicap de leur enfant le permet, ils optent pour l’inclusion.