à consommer avec modération …Long billet..


C’est une belle plante au charme toxiqueRésultat de recherche d'images pour "absinthe plante illustration", qui au XIXe siècle a fait tourner plus d’une tête. Une liqueur enchanteresse couleur vert trouble. Il s’agit de l’absinthe. À l’époque, celle que l’on appelait la fée verte fait fureur dans les salons bourgeois mais dans les assommoirs, elle fait aussi des ravages.

Petit à petit la boisson s’est popularisée. Dans les bistrots, elle est sifflée pure et servie directement au verre. Au début du XXe siècle, absinthisme rime avec alcoolisme. Et en France, s’étend le « péril vert ». Sa toxicité, l’absinthe la doit à la thuyone, une molécule présente dans la plante. Concentrée dans l’alcool, elle contient des propriétés convulsivantes.

En 1907, Georges Clemenceau encourage même les médecins à étudier les effets de cette boisson dans leurs asiles psychiatriques. Car l’absinthe cause d’après lui une folie bien spécifique. « Les médecins chefs très réglementairement, très obéissants, ont à ce moment-là produit des statistiques montrant que plus de 20% des fous étaient d’origine absinthique et qu’il fallait absolument condamner la consommation d’absinthe qui rendait fou. C’était d’ailleurs le slogan de l’époque. L’absinthe rend fou. Elle fait de l’homme une brute, de la femme une victime et des enfants des martyrs », raconte Didier Nourrisson, historien.

Un slogan martelé par les ligues antialcooliques. Crimes, viols, suicides… au début du XXe siècle, l’absinthe est accusée de tous les vices. La ligue nationale publie des affiches, organise des conférences, et tracte jusque sur les bancs de l’école.

En 1915, la consommation d’absinthe est finalement interdite. Une victoire pour la lutte contre l’alcoolisme, mais une victoire teintée d’amertume comme l’explique Didier Nourrisson : « C’est une victoire à la Pyrrhus puisqu’on a supprimé la liqueur d’absinthe mais on a autorisé le lancement des similaires d’absinthe et donc d’une nouvelle gamme de produits assez semblables tout de même et cela n’a absolument pas fait reculer le problème de l’alcoolisme en France ».

Il faudra attendre 96 ans pour que l’absinthe soit à nouveau autorisée en France. Aujourd’hui son taux de thuyone a été limité, mais son degré d’alcool reste toujours aussi élevé. Et si la fée verte ne suscite plus l’enthousiasme, elle est tout de même restée une curiosité.

Paroles :

Ils buvaient de l’ absinthe,
Comme on boirait de l’ eau,
L’ un s’ appelait Verlaine,

L’ autre, c’ était Rimbaud,
Pour faire des poèmes,
On ne boit pas de l’ eau,
Toi, tu n’ es pas Verlaine,
Toi, tu n’ est pas Rimbaud,
Mais quand tu dis « je t’ aime »,
Oh mon dieu, que c’ est beau,
Bien plus beau qu’ un poème,
De Verlaine ou de Rimbaud,

Pourtant que j’ aime entendre,
Encore et puis encore,
La chanson des amours,
Quand il pleut sur la ville,
La chanson des amours,
Quand il pleut dans mon cœoeur,
Et qu’ on a l’ âme grise,
Et que les violons pleurent,
Pourtant, je veux l’ entendre,
Encore et puis encore,
Tu sais qu’ elle m’ enivre,
La chanson de ceux-là,
Qui s’ aiment et qui en meurent,
Et si j’ ai l’ âme grise,
Tu sécheras mes pleurs,

Ils buvaient de l’ absinthe,
Comme l’ on boit de l’ eau,
Mais l’ un, c’ était Verlaine,
L’ autre, c’ était Rimbaud,
Pour faire des poèmes,
On ne boit pas de l’ eau,
Aujourd’hui, les « je t’ aime »,
S’ écrivent en deux mots,
Finis, les longs poèmes,
La musique des mots,
Dont se grisait Verlaine,
Dont se saoulait Rimbaud,

Car je voudrais connaître,
Ces alcools dorés, qui leur grisaient le coeœur,
Et qui saoulaient leur peine,
Oh, fais-les-moi connaître,
Ces alcools d’ or, qui nous grisent le coeœur,
Et coulent dans nos veines,
Et verse-m’ en à boire,
Encore et puis encore,
Voilà que je m’ enivre,
Je suis ton bateau ivre,
Avec toi, je dérive,

Et j’ aime et j’ en meurs,
Les vapeurs de l’ absinthe,
M’ embrument,
Je vois des fleurs qui grimpent,
Au velours des rideaux,
Quelle est donc cette plainte,
Lourde comme un sanglot,
Ce sont eux qui reviennent,
Encore et puis encore,
Au vent glacé d’ hiver,
Entends-les qui se traînent,
Les pendus de Verlaine,
Les noyés de Rimbaud,
Que la mort a figés,
Aux eaux noires de la Seine,
J’ ai mal de les entendre,
Encore et puis encore,
Oh, que ce bateau ivre,
Nous mène à la dérive,
Qu’ il sombre au fond des eaux,
Et qu’ avec toi, je meurs,

On a bu de l’ absinthe,
Comme on boirait de l’ eau,
Et je t’ aime, je t’ aime,
Oh mon dieu, que c’ est beau,
Bien plus beau qu’ un poème,
De Verlaine ou de Rimbaud…
La cueillette , distillation …..:
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3 réflexions au sujet de « à consommer avec modération …Long billet.. »

  1. Mon grand père maternel avait pour métier « gazier » et le WE faisait le garçon de café en noir et blanc et buvait aussi cet absinthe qui sentait bon ! De temps à autre il s’arrêtait pour pousser de sa jolie voix la chansonnette … j’étais subjuguée …

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