çà se passe près de chez moi !


Etudiante en difficulté sans parents, une Nivernaise reçoit 2.000 € d’aide d’une association.

 Les difficultés familiales et financières n’ont jamais entamé la motivation de Julie (*), résolue à venir à bout des six années de pharmacie.
Sur les bancs de la facultéPhoto d'illustration - Les difficultés familiales et financières n’ont jamais entamé la motivation de Julie (*), résolue à venir à bout des six années de pharmacie. - Pascal LACHENAUD le jour, baby-sitter le soir. La persévérance d’une étudiante, seule pour affronter l’avenir, a ému des Nivernais qui lui ont tendu la main.
En remettant un chèque de 2.000 € à Julie (*), une Nivernaise expatriée de 23 ans, la Société des membres de la Légion d’honneur, section Nièvre, l’a aidée à se projeter plus sereinement dans l’avenir. Seule depuis le décès de sa mère, l’étudiante en pharmacie n’a jamais baissé les bras, multipliant les petits boulots pour financer les frais d’inscription à l’université et subvenir à ses besoins.

Elle stoppe ses études pour veiller sur sa mère

La combativité et le mérite de la jeune femme ont ému le pré­sident de l’association, Jacques Latappy qui n’a pas tardé à lui tendre la main. Titulaire d’un baccalauréat scientifique décroché au lycée Jules­ Renard à Nevers, en 2010, Julie poursuit, sans difficulté et avec sérieux, son parcours en faculté de pharmacie. Le premier semestre de la deuxième année validé, en décembre 2013, la maladie de sa mère l’oblige à stopper ses études.

« J’ai tout arrêté pour m’occuper d’elle.» Les soins, l’entretien du foyer familial, les démarches administratives… En froid avec son père, Julie se retrouve seule pour accompagner sa mère en fin de vie. La maladie l’emporte en février 2014.

  Administrativement rattachée à son père qu’elle ne voit plus, l’étudiante est privée de bourse. Dès mars, elle prépare son retour sur les bancs de la faculté. « J’ai travaillé un peu partout », se remémore-­t­-elle. « Ce n’est pas évident de trouver un emploi en pharmacie sans diplô­me. » La semaine, Julie enchaî­ne les soutiens scolaires et les missions de baby­sitting. Le soir et la nuit. « Une fois les enfants couchés, je travaillais à mes cours.» Des amis lui ouvrent leurs portes pour passer les autres nuits. Le week­end et pendant les vacances, l’étudiante se forme au métier dans une pharmacie nivernaise. Dépourvue de pied ­à ­terre, elle est hé­bergée « à droite, à gauche ».

Son sens aigu de l’organisation a permis à Julie de reprendre ses études là où elle les avait laissées en janvier 2015. Sans pour autant lever le pied sur les petits boulots qu’elle mène de front avec ses études, la jeune femme s’accroche à réussir sa troisième année. Grâce à la gé­nérosité de l’association, les chances d’atteindre cet objectif sont plus grandes.

« Tenir jusqu’en septembre… »

« Cette somme va m’aider à tenir jusqu’en septembre… » À payer un loyer, assumer les frais de scolarité de 1.000 € par an, se nourrir… « Je devrais pouvoir commencer à rembourser quelques dettes contractées auprès de copines et de copains. »

Ce sérieux coup de pouce n’enlève rien à la lucidité de Julie. « C’est une bonne nouvelle. Il faudra tout de même travailler. Mais avec moins de pression. » À la rentrée prochaine, le contexte devrait lui être plus favorable. Enfin désolidarisée de son père, l’étudiante devrait percevoir les précieuses bourses. « Dans la vie, on obtient parfois le soutien de personnes qu’on ne connaît pas. Ça fait du bien. »

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