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Ancien autobus de la Compagnie des transports strasbourgeois, offert aux Restos du Cœur

Fondée par Coluche en 1985,( IL Y A DONC 27 ANS !) Les Restos du cœur, association reconnue d’utilité publique, « ont pour but d’aider et d’apporter une assistance bénévole aux personnes démunies, notamment dans le domaine alimentaire par l’accès à des repas gratuits, et par la participation à leur insertion sociale et économique, ainsi qu’à toute l’action contre la pauvreté sous toutes ses formes »

Création

Le secrétaire et factotum de Coluche, Jean-Michel Vaguelsy, raconte comment l’idée a germé un jour de février 1985. Alors que Coluche vient de signer au fisc un chèque de 3 millions de francs aux impôts, il s’exclame : « Tu te rends compte, avec tout le pognon que je donne, si tous les mecs qu’ont du blé comme moi s’y mettaient, on pourrait régler le problème » . Quand sa cuisinière Anita lui apprend qu’un repas revient à quinze francs, l’humoriste calcule qu’avec l’argent de ses impôts, il peut offrir 200 000 repas

S’étant engagé contre la famine en Éthiopie en interprétant avec d’autres artistes, la chanson SOS Éthiopie, l’humoriste est interpellé par des lettres et un auditeur d’Europe 1 sur la nouvelle pauvreté en France. Le 26 septembre 1985, Coluche, en direct sur Europe 1, se révolte contre les gaspillages alimentaires d’une société de consommation et dénonce la destruction des surplus agricoles en France et en Europe :

« Quand il y a des excédents de nourriture et qu’on les détruit pour maintenir les prix sur le marché, on pourrait les récupérer et on essaiera de faire une grande cantine pour donner à manger à tous ceux qui ont faim (…) J’ai une petite idée comme ça (…) si des fois il y a des marques qui m’entendent, s’il y a des gens qui sont intéressés pour sponsoriser une cantine gratuite qu’on pourrait commencer à faire à Paris et puis qu’on étalerait dans les grandes villes de France, nous on est prêts à aider une entreprise comme ça, qui ferait un resto qui aurait comme ambition au départ de faire 2 000 ou 3 000 repas par jour gratuitement »

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L’idée est lancée. Dès le 14 octobre, les statuts de l’association sont déposés. La médiatisation et l’organisation des premiers centres régionaux de distribution ainsi que leur approvisionnement sont assurées par des étudiants des écoles de commerce, fédérés par l’un de leurs camarades, Alexandre Lederman, fils de l’imprésario de Coluche. Le premier restaurant du cœur ouvre ses portes en France le 21 décembre 1985 sous une tente dans un terrain vague du 19e arrondissement de Paris. Quinze jours plus tard, sont mises en place une vingtaine d’antennes régionales qui distribuent 60 000 paniers-repas jusqu’au 21 mars.

La même année, au Parlement européen, le député belge José Happart a pris la parole et dénoncé une situation économique dont sont victimes des millions de personnes.

« N’est-il pas inadmissible que le coût des soins de santé et des charges dues à la pauvreté sera plus important que celui d’une aide alimentaire fournie à la société concernée ? »

Il demande donc que ces surplus chèrement stockés et détruits soient mis à la disposition de ceux qui en ont besoin, invitant Coluche à Strasbourg pour montrer son initiative. Le Programme Européen d’Aide aux plus Démunis (PEAD) sera institué en 1987.

 

 

Encourageant….Près de chez moi


Deux cents musulmans et chrétiens fraternisent à Nevers

 

Quelques gourmandises pour “alimenter” le dialogue et l’échange.

Quelques gourmandises pour “alimenter” le dialogue et l’échange.

Deux cents personnes se sont retrouvées, dimanche après-midi, à l’initiative du Groupe d’Amitié entre musulmans et chrétiens de Nevers. Dans le cadre annuel d’une semaine de plus forte ferveur dans l’échange et la réflexion.

Les Groupes d’Amitié islamo-chrétien se réunissent régulièrement. Mais, chaque année, vers mi-novembre, ils décident, pendant une semaine, de donner encore plus de relief et de ferveur aux échanges.

C’était le cas, dimanche après-midi, salle des Éduens, où le Groupe d’Amitié entre musulmans et chrétiens neversois a réuni environ 200 personnes. Pour l’occasion, il avait été décidé de la projection du film de la pièce de théâtre, imaginée par Adrien Candiard, pour le Festival d’Avignon, Pierre et Mohamed. Un très beau dialogue entre Pierre Claverie, alors évêque d’Oran en Algérie, et son chauffeur musulman, Mohamed Bouchikhi, tous les deux assassinés.

Des “tables rondes” de réflexion et d’échanges

 

« Ces moments de partage sont pour nous des moments importants du vivre ensemble », a précisé Mahmood Zuhair, directeur de l’Institut européen des Sciences humaines de Saint-Léger-de-Fougeret.

Après la projection, le père Jean Baffier a convié tous les membres de l’assistance à former des “tables rondes” de réflexion et d’échanges, le tout s’accompagnant de pâtisseries et gourmandises diverses.

Thierry Brac de La Perrière, évêque de Nevers, était également présent, déclarant : « Ces moments de dialogues sont d’autant plus importants qu’ils ne sont actuellement hélas pas les plus nombreux ».