Parodie —-réaliste + vraie texte


L’odieux  

Avec ses vieux thèmes recyclés
On le revoiyait à la, télé
Baver ses amalgames foireux
L’odieux

L’immigration c’est sa rengaine
On sentait la haine dans sa dégaine
Ses longs discours suintaient un peu
L’odieux

Les peurs il en fait ses compères
On sait comment il prospère
Comment la bête immonde grandit
Oh oui, grandit

Avec ses vieux thèmes recyclés
Il avait posé en censuré
Les médias sont tombés dans l’jeu
D’l’odieux

J’l’imagine entre deux rots
Cherchant c’qu’il appelle un bon mot
Un calembour trop pernicieux
Odieux

Comme sa vie doit être monotone
On voit bien qu’il n’aime personne
Un pauvre type plutôt malheureux
J’suis sur, l’odieux

Avec ses vieux thèmes recyclés
Il a pourri la société
Des clones marchent sur ses pas boueux
D’l’odieux

Lui qu’édita des chansons
Pas du reggae, ni d’rock, ni d’sons
C’était plutôt militareux
Avec l’odieux

On s’croyait pourtant protégés
On s’disait si civilisés
Et c’est une si grande régression
Sommes-nous, si con !

Dire qu’sa fille lui a succédé !
Comme quoi les femmes peuvent disjoncter
Y’aurait préféré un morveux
L’odieux

On pouvait le traiter d’crétin
Ajouter tagada tsoin tsoin
Dès qu’il jouait l’candidat sérieux
L’odieux

Mais quand on change de président
Y’a du droit d’antenne pour ces gens
On dit qu’ça permet le débat
J’crois pas

Quand on voit notre démocratie
C’est d’un Coluche qu’avait b’soin l’pays
Lui dirait sans élever la voix
« casse-toi »

Œuvre originale : Mon vieux (M. Fricault / D. Guichard /J. Ferrat)
Interprète originel : Daniel Guichard

Les paroles : « Mon vieux  »  D.Guichard  :

Dans son vieux pardessus râpé
Il s´en allait l´hiver, l´été
Dans le petit matin frileux
Mon vieux.

Y avait qu´un dimanche par semaine
Les autres jours, c´était la graine
Qu´il allait gagner comme on peut
Mon vieux.

L´été, on allait voir la mer
Tu vois c´était pas la misère
C´était pas non plus l´paradis
Hé oui tant pis.

Dans son vieux pardessus râpé
Il a pris pendant des années
L´même autobus de banlieue
Mon vieux.

L´soir en rentrant du boulot
Il s´asseyait sans dire un mot
Il était du genre silencieux
Mon vieux.

Les dimanches étaient monotones
On n´recevait jamais personne
Ça n´le rendait pas malheureux
Je crois, mon vieux.

Dans son vieux pardessus râpé
Les jours de paye quand il rentrait
On l´entendait gueuler un peu
Mon vieux.

Nous, on connaissait la chanson
Tout y passait, bourgeois, patrons,
La gauche, la droite, même le bon Dieu
Avec mon vieux.

Chez nous y avait pas la télé
C´est dehors que j´allais chercher
Pendant quelques heures l´évasion
Tu sais, c´est con!

Dire que j´ai passé des années
A côté de lui sans le r´garder
On a à peine ouvert les yeux
Nous deux.

J´aurais pu c´était pas malin
Faire avec lui un bout d´chemin
Ça l´aurait p´t´-êt´ rendu heureux
Mon vieux.

Mais quand on a juste quinze ans
On n´a pas le cœur assez grand
Pour y loger tout´s ces chos´s-là
Tu vois.

Maintenant qu´il est loin d´ici
En pensant à tout ça, j´me dis
« J´aim´rais bien qu´il soit près de moi »
PAPA…

Et en prime la vidéo :