Encore « glauque  » et …..


L’affaire Claude Dunand

  Dans les années 80, un scandale défraie la chronique (comme on dit).:En novembre 1991, la justice rattrapait définitivement Claude Dunand, le  » tortionnaire de l’Yonne ». Trois jeunes femmes furent séquestrées pendant plusieurs mois dans un pavillon et soumises aux pires.
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  Une jeune fille s’enfuie d’une maison d’Appoigny (dans l’Yonne) et avoue aux policiers qu’elle a été séquestrée par un certain Claude Dunand, qui faisait payer des clients pour la violer et la torturer.   

    Ces faits sont avérés, Claude Dunand a été condamné, pour ces faits, à perpétuité en 1991. Il a cependant été libéré en 2001. Les policiers avaient trouvé chez ce monsieur, dans sa cave, un tableau noir, avec la liste des prix pour les différentes prestations offertes : ainsi chaque acte de torture était tarifé. Claude Dunand possédait un carnet avec la liste de ses clients.(dont certains très connus )

    Malheureusement, le carnet a disparu alors qu’il était aux mains de la justice. Seuls 3 clients ont pu être identifiés malgré tout : deux sont morts peu de temps après l’instruction ; l’autre est toujours vivant, ayant pu se construire un alibi en béton. De même, une prostituée qui avait été introduite dans la maison de Claude Dunand (comme objet de torture) et était témoin à l’instruction a été renversée par une voiture quelques jours avant le procès ‘(Etrange hasard ?). Elle a été retrouvée assassinée chez elle quelques temps plus tard. Beaucoup de morts, donc.

    Sauf Claude Dunand, qui coule à présent des jours tranquilles. Chose étrange, alors que Claude Dunand était en préventive avant son procès, un homme, membre d’une mystérieuse oeuvre de bienfaisance (ayant pour vocation le soutien aux détenus) a écrit au garde des sceaux de l’époque (Pierre Arpaillange) en demandant une libération conditionnelle et une grosse somme d’argent « pour ses oeuvres ». Cet homme se recommandait de ses amitiés avec Jean Pierre Soisson.

   Ni une ni deux, Claude Dunand a été libéré avec une célérité bien extraordinaire ; il a donc pu attendre, tranquillement et chez lui, son procès pendant plus d’un an et demi. Le site de l’observatoire Citoyen a conservé un long article de Elsa Vigoureux sur cette affaire, parue à l’époque dans le Nouvel Obs L’article d’Elsa Vigoureux Un autre site, a gardé la trace d’un article du Monde .