Parceque je pense à ELLE


Elle ma mère ; il y a un long moment que je ne l’ai pas appelée , il faudrait que je lui téléphone …

 

De cantine en école , elle m’a traîné
De fièvres en rougeole , elle m’a veillé
C’est sur les plages douces de son corps
Que suis né
Sans trop d’effort

Et dès les premiers mots
Elle m’a donné ma langue maternelle
Avec un peu d’accent , tombé du ciel
Puis les ans sont passés à notre insu
Quand je la vois , trotte menue
Une voix me dit

Embrasse la
Chante la
Protège la`
Elle a les yeux et le cœur lilas`
Embrasse la
Chante la
Protège la
Elle a les cheveux en hiver déjà

Bien sûr je suis parti , vers les quinze ans
Je la revois d’ici , pauvre maman
Quand je suis revenu , elle n’a rien dit
Elle avait juste un peu vieilli
Et j’ai compris

Embrasse la
Chante la
Protège la`
Elle a les yeux et le cœur lilas`
Embrasse la
Chante la
Protège la
Elle a les cheveux en hiver déjà

Et quand je vais la voir chaque semaine
Qu’elle lit dans mon regard ma vie , mes peines
Elle se fait d’un dîner une tendre fête
Mais en pensant
Demain peut-être
Je partirai

Embrasse la
Chante la
Protège la`
Elle a les yeux et le cœur lilas`
Embrasse la
Chante la
Protège la
Elle a les cheveux en hiver déjà

Samedi /dimanche


Malgré mon inquiétude due au fait que Fripon n’est pas rentré ( il n’est toujours pas réapparu ce samedi dans la nuit !!!)…..J’ai tout de même très bien et très longtemps dormi ;me suis éveillé vers 15h ! Le temps étant toujours froid et venteux , je ne suis sorti que quelques minutes pour les achats journaliers habituels :cigarettes et pain…Ensuite, malgré un mal de crâne assez important , je me suis attelé à un travail extrêmement viril : Fini de coudre le bas de mon pantalon ( faut savoir tout faire quand on est célibataire /solitaire ! )…Merci grand-mère !!!

A écouter :Ce n’est pas « morbide » mais ironique


Les paroles :

 

J´ suis fossoyeur itinérant
Tel un vautour, je débarrasse
J´ récolte le mort dessus les champs
Où y a eu d´ la casse

J´ suis associé avec un gars
Qui vend des pétards pour papa
Ce sont des sortes de trucs passe-vite
Sortis d´usines atomiques

Y en a qui font des concours
Pour tuer autant d´ gens par jour
S´il y a des femmes et des enfants
Ils n´en sont que plus contents

Ce qu´on a mis sur pied en mille ans
On le détruit en un instant
Tuer c´est un sport à la mode
Qui jamais ne se démode

Moi, j´arrive quand c´est fini
J´ suis à la pièce comme on dit
Je viens de prendre un apprenti
Fossoyeur, c´ t´ un métier d´avenir

Dies iræ, dies illa
Solvet sæclum in favilla
Teste David cum Sibylla!