Parceque « çà  » me concerne


L’épilepsie, une maladie pas comme les autres

Alors que 500 000 personnes en France sont épileptiques, cette maladie reste mal connue. Le public n’en retient que ses manifestations les plus spectaculaires : cris, convulsions, « bave aux lèvres », perte de connaissance… Pourtant l’épilepsie ne se réduit pas à ces quelques symptômes.

L’épilepsie est l’affection neurologique chronique la plus fréquente : une personne sur deux cents est touchée par cette maladie. Une maladie synonyme d’angoisse pour les malades craignant la survenue d’une crise. N’importe quand. N’importe où. Et au-delà du retentissement physique, la crainte de l’exclusion, l’épilepsie est devenue une véritable maladie sociale qui tend à marginaliser ceux qui en sont victimes, de l’école et jusqu’à la fin de leur vie.

Les enfants premières victimes

L'épilepsieLorsqu’on évoque l’épilepsie, on devrait plutôt parler des épilepsies, tant les affections sont diverses, tant le pronostic et les modalités de traitement sont différents. Si les enfants sont les premiers touchés, la plupart des épilepsies sont heureusement bénignes en pédiatrie. Le taux maximum de la maladie se situe entre 0 et 1 an et reste très important jusqu’à 10 ans. Il décroît ensuite progressivement pour se maintenir à des taux faibles entre 30 et 50 ans et remonte de façon spectaculaire après 75 ans.

On estime que la durée de vie moyenne d’une épilepsie est de 12 à 15 ans. Certaines formes sans gravité guérissent toujours alors que d’autres ne connaîtront jamais de rémission spontanée.