« Les gens du voyages  » deviennent des « campeurs » comme les autres


Des gens du voyage manifestent à Seysses, dans la banlieue de Toulouse, en février, pour dénoncer notamment les conditions sanitaires des aires d'accueil.En mettant (avec difficulté ) ce billet ,je sais qu’il va amener des polémiques …..Mais je suis O.K pour que ces personnes puissent s’intégrer et que les préjugés cessent est mon espoir  ( on peut toujours espérer n’est ce pas ? )

Le ministre de l’intérieur, Manuel Walls , a soutenu publiquement l’idée de forcer les maires à créer des aires d’accueil pour les gens du voyage

« Nous ne pouvons plus accepter , treize ans après sa publication, que la loi Besson demeure en grande partie lettre morte », a déclaré le ministre de l’intérieur, en référence à une loi datant de 2000 qui impose à toute commune de plus de 5 000 habitants de créer ces aires d’accueil.

« Le taux de réalisation des aires d’accueil est à peine de 52 %, il est de 29 % pour les aires de grand passage, a précisé M. Valls. Les aides incitatives de l’Etat ont montré leurs limites : le renforcement des pouvoirs des préfets, autorisés à prendre les mesures nécessaires à la réalisation des aires est donc une nécessité. »

 « La loi faisait des gens du voyage des citoyens de seconde zone »

SANCTION SUR LES BUDGETS DES MAIRIES

Lire : « La loi faisait des gens du voyage des citoyens de seconde zone »

SANCTION SUR LES BUDGETS DES MAIRIES

Plus tôt dans la journée, le président du groupe socialiste, Bruno Le Roux, a annoncé que le PS déposerait une proposition de loi pour que les maires respectent leurs obligations en matière d’aires d’accueil dès la rentrée, et ce malgré les divisions en interne.

Les députés socialistes se sont en effet opposés, lors d’une réunion houleuse la veille, sur l’idée d’imposer des sanctions financières, permettant au préfet de bloquer une somme des budgets des mairies récalcitrantes. Ce dispositif figure dans une proposition de loi préparée par le député PS de Loire-Atlantique Dominique Raimbourg, qui envisage en contrepartie que les maires ayant une aire d’accueil puissent évacuer plus facilement des campements illégaux.

Cette idée a également reçu le soutien du ministre de l’intérieur. Aujourd’hui, les élus locaux ne peuvent expulser des campements illégaux avec le concours de la force publique qu’en cas d’atteinte à l’ordre public.

M. Raimbourg prévoit de supprimer le « carnet de circulation », jugé anticonstitutionnel, qui impose aux itinérants de pointer une fois par an au commissariat. Il envisage aussi de mettre un terme à l’obligation pour eux d’avoir une commune de rattachement.

LE « GUIDE PRATIQUE » D’ESTROSI VIVEMENT CRITIQUÉ

Pendant son intervention, Manuel Valls a vertement tancé, sans le nommer, le député-maire UMP Christian Estrosi, qui a publié récemment un « guide pratique » pour aider les maires à expulser les campements illégaux de populations non sédentaires.

Lire la note de blog des décodeurs : « Gens du voyage : les nouvelles approximations d’Estrosi »

Ce guide « véhicule des préjugés » et « est source de nombreuses confusions entre les différents types de procédures », il « entretient des amalgames choquants » et « encourage des mesures attentatoires aux libertés publiques », a-t-il dit. Il « cache bien mal ses visées politiciennes ».

Proposant dix recettes pour « lutter contre l’occupation illégale de terrain » et dix autres pour « anticiper l’installation des populations non sédentaires et éviter les squats », le guide détaille également les possibles procédures judiciaires. Des gens du voyage manifestent à Seysses, dans la banlieue de Toulouse, en février, pour dénoncer notamment les conditions sanitaires des aires d’accueil.

Le ministre de l’intérieur, Manuel Valls, a soutenu publiquement l’idée de forcer les maires à créer des aires d’accueil pour les gens du voyage.

« Nous ne pouvons plus accepter, treize ans après sa publication, que la loi Besson demeure en grande partie lettre morte », a déclaré le ministre de l’intérieur, en référence à une loi datant de 2000 qui impose à toute commune de plus de 5 000 habitants de créer ces aires d’accueil.

« Le taux de réalisation des aires d’accueil est à peine de 52 %, il est de 29 % pour les aires de grand passage, a précisé M. Valls. Les aides incitatives de l’Etat ont montré leurs limites : le renforcement des pouvoirs des préfets, autorisés à prendre les mesures nécessaires à la réalisation des aires est donc une nécessité. »

Lire : « La loi faisait des gens du voyage des citoyens de seconde zone »

SANCTION SUR LES BUDGETS DES MAIRIES

Plus tôt dans la journée, le président du groupe socialiste, Bruno Le Roux, a annoncé que le PS déposerait une proposition de loi pour que les maires respectent leurs obligations en matière d’aires d’accueil dès la rentrée, et ce malgré les divisions en interne.

Les députés socialistes se sont en effet opposés, lors d’une réunion houleuse la veille, sur l’idée d’imposer des sanctions financières, permettant au préfet de bloquer une somme des budgets des mairies récalcitrantes. Ce dispositif figure dans une proposition de loi préparée par le député PS de Loire-Atlantique Dominique Raimbourg, qui envisage en contrepartie que les maires ayant une aire d’accueil puissent évacuer plus facilement des campements illégaux.

Cette idée a également reçu le soutien du ministre de l’intérieur. Aujourd’hui, les élus locaux ne peuvent expulser des campements illégaux avec le concours de la force publique qu’en cas d’atteinte à l’ordre public.

M. Raimbourg prévoit de supprimer le « carnet de circulation », jugé anticonstitutionnel, qui impose aux itinérants de pointer une fois par an au commissariat. Il envisage aussi de mettre un terme à l’obligation pour eux d’avoir une commune de rattachement.

LE « GUIDE PRATIQUE » D’ESTROSI VIVEMENT CRITIQUÉ