Parodie des paroles de  » les gens qui s’aiment » par Mr S.Ternoise

.…………En pensant à ma mère …..Et à « lui » « mielleux  » aujourd’hui ……

Pourquoi les gens qui s’aiment                       Pourquoi les femmes qui saignent
Sont-ils toujours un peu rebelles ?                Sont-elles toujours un peu mortelles
Ils ont un monde à eux                                       Quand on pousse trop loin le jeu ?
Que rien n’oblige à ressembler à ceux          Meurent sans rien dire, le crâne ouvert en deux
Qu’on nous donne en modèle.                          Par une brute inhumaine.

Pourquoi les gens qui s’aiment                            Pourquoi les femmes qui saignent
Sont-ils tou]ours un peu cruels ?                       Finissent par être un peu rebelles ?
Quand ils vous parlent d’eux,                              Quand l’enfant a un an ou deux
Y’a quelque chose qui vous éloigne un peu.  Elles partent la nuit, loin du mari dégueu
Ce sont des choses humaines.                              Et jamais ne reviennent.

Et moi j’te connais à peine,                                   Mais moi j’te cognais à peine
Mais ce s’rait une veine                                           Et ce serait pas de veine
Qu’on s’en aille un peu comme eux.                  D’porter plainte pour une beigne ou deux
On pourrait se faire sans qu’ça gêne                Parce que si je dois purger une peine
De la place pour deux.                                           J ‘en sortirai plus dangereux.
Mais si ça n’vaut pas la peine                              Et comme les prisons sont pleines,
Que j’y revienne,                                                      Avec les remises de peine,
Il faut me l’dire au fond des yeux.                     Je sortirai dans un mois ou deux
Quelque soit le temps que ça prenne,              Soit meilleur soit pire qu’avant qu’on m’y traîne.
Quelque soit l’enjeu,                                                Il y a une chance sur deux
Je veux être un homme heureux.                     Que je reste un homme hideux
Je veux être un homme heureux                      Que je reste un homme odieux
Je veux être un homme heureux                      Que je reste un homme peureux.

4 réflexions sur “Parodie des paroles de  » les gens qui s’aiment » par Mr S.Ternoise

  1. Très souvent les victimes n’osent pas dénoncer cette violence de peur de représailles sur les enfants du couple: elles se sentent coupables et responsables de l’échec du couple et de la situation de violence. Elles ont aussi peur de se retrouver sans ressources, si elles ne sont pas indépendantes financièrement. Tous ces éléments font que cette situation perdure, malgré des prises en charges sociales et des démarches auprès des forces de l’ordre…….Les enfants font ce qu’ils peuvent , mais ….Et après quelques années , le mari/père devient mielleux,mais personne n’oublie!

  2. Bonjour, arrivée sur votre espace au au hasard d’un clic, je découvre cette parodie de la chanson de sheller. Les paroles sont un peu surprenantes, je ne sais comment les prendre.
    Qui est l’auteur?
    POur revenir sur votre commentaire, je ne pense pas que les années apaisent les choses, et les comportements des auteurs de violences, au contraire. La violence fonctionne en cycle, comme le montre le shéma en lien:

    Et ce cycle est permanent, sauf quand la victime (homme/femme/enfants) prend la décision de partir définitivement, et encore. Même dans ce cas une autre dynamique se met en place.

    Excusez moi d’avoir réagi ici. J’éspère que ce commentaire ne vous aura pas dérangé.
    Bonne journée,

    • <em>Bonjour,bienvenue
      L’auteur de cette parodie est Stéphane Ternoise (il a un blog sur le net ) C’est un écrivain et un parodiste « indépendant » que j’aime beucoup.
      Les paroles,je les ai mises en pensant à mon père : Il était très violent avec ma mère ;avec nous aussi….Puis aujourd’hui ,avec le temps,l’âge ,il est devenu mielleux,hypocrite…Mais nous n’avons pas oublé ce passé qu’il nous a fait subir .
      Biensur que non votre commentaire ne me dérange pas…
      A bientôt

  3. Le thème est délicat, toujours. Et la question du pardon encore plus, mais vous le savez.
    BIen souvent le violent (la violente aussi) perd de son « emprise  » avec le temps, au fur et à mesure qu’il perd le dessus sur son entourage, qu’il craint au fond, une révolte (le mot n’est pas forcement le bon) et un affront qu’il sait ne pas pouvoir maîtriser , par exemple quand les enfants grandissent, quand la victime se sent renaitre et avoir une nouvelle force supérieure à celle basique et inné de la survie : le combat.
    les parcours sont souvent terribles et difficiles. Les marques indélébiles;
    Mais la vie continue, et reprend ses droits sur la parenthèse.

Les commentaires sont fermés.