En pensant à mon ami ………disparu

 Ce jour de décembre,proche des « fêtes » , je n’ai cessé de penser à LUI ,lui mon ami ,presqu’un  frère emporté par un cancer il y a très longtemps ,un peu plus  de vingt années……Ce ne sont pas des pensées tristes qui me sont venues ,non,bien au contraire……En effet,nous avons passé des moments extraordinaires ,nous étions toujours ensemble moi avec mon bébé ,lui seul (bien que marié) ,le samedi ,nous nous retrouvions chez un autre couple d’amis ,soirées de discussion et de beuverie ,nous refaisions le monde!

   A la fin …c’était trop dur,je n’ai pas pu aller le voir sur son lit d’hôpital….J’ai voulu garder le souvenir de son rire,sourire et de « sa grande gueule « ………….

Aussi ,j’ai relu un « petit » livre de Mr Daniel Mermet ,dans ces quelques pages il parle lui aussi d’un ami cher à son coeur ,l’ami de Mermet se prènommait Pierrot…..Le mien avait pour prénom Gérard…..Au risque de vous ennuyer ,je veux recopier ici un extrait du texte de D.Mermet qui correspond  parfaitement à Gérard….

     Rèfractaire,révolté,rebelle ,je cherche un mot pour Gérard et j’oublie le plus évident:Résistant.Une résistance d’avant même l’idée de résister ,une résistance de la source,une résistance où l’on trouvera ensuite les raisons de résister .Une résistance à la destruction de la vie ,une résistance à la mort .Malgré la morphine,sa dernière ligne droite fut un combat. Il arrachait son goutte -à -goutte ,il engueulait le monde ,il coupait les tuyaux plantés dans ses bras.Une façon de dire , »vous ne m’aurez pas vivant » Nous venions le voir à plusieurs amis (pour être plus forts)…Il déconnait,il déraillait .Une façon de dire , »il m’auront peut-être ,mais je ne les aurais pas aidés ». Une façon de ne pas se rendre….Surtout à l’évidence….

10 réflexions sur “En pensant à mon ami ………disparu

  1. En Souvenir D’Eux, D’Elles…

    Gardons le souvenir de nos disparus
    De ceux qui nous faisaient
    Aimer d’être vivant.
    N’oublions pas nos frères de cœur
    Ceux qui nous disaient de vivre
    Pleinement dans le secret du bonheur.
    Gardons le souvenir de nos disparus
    De ceux qui nous faisaient
    Nous sentir bien grand.
    N’oublions pas nos sœurs de cœur
    Celles qui nous calmaient
    Dans le noir de nos peurs.
    Gardons le souvenir de nos disparus
    De ceux, de celles qui faisaient en nous,
    Carillonner les plus belles musiques
    Comme une envolée d’oiseaux du bonheur.

    Paul Andrews
    Écrit le 13/12/2012.

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    • Bonjour Julie….
      Désolé….Un hasard…..
      Le fait est qu’en mettant ce billet ,je pensais à mon ami ,mais je me posais aussi la question de savoir ce que mes amis diraient de moi après…..ma mort….
      Bises

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    • Oui Rachel ,
      Nostalgiques mais pas tristes ! Les moments passés avec un(e) ami(e) restent en nous très longtemps…Bons ou mauvais moments, ils ont toujours été des moments de communion,d’entr’aide….

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  2. Il y a des personnes que l’on ne peut pas oublier, des personnes qui ont tant partagé avec nous et dont le souvenir restera à jamais gravé dans notre mémoire. J’ai eu la chance d’en connaître trois et leur souvenir me hante toujours.
    bonne journée. amitiés.

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  3. Bonjour Ermite, la vie la vie reprend parfois …. toujours trop tôt pour ceux qui s’aiment. l’amitié est je crois une forme d’amour, en tout cas d’attachement, de complicité, mais aussi d’altérité partagée avec bonheur, et d’engagement implicite. Un engagement tout simplement naturel comme une brise qui se lève en prairie le matin, une rosée ou juste le jour qui naît.
    Quand la brise ne vient plus au rendez-vous ni la rosée ni le jour, quand l’absence … et qu’il faut continuer, le premier réflexe est d’espérer que la personne qui est partie est heureuse où elle est, parce que toute idée d’absence de vie pour l’ être aimé est insupportable, inconcevable. tout ce qui a vécu ne peut assurément mourir dans ces moments-là. Tout le refuse en nous. Nous voulons revoir notre aimé(e) comme avant si fort, que nous le faisons revivre en nous.
    Surtout si avant, comme tu le décris si bien, i y a eu combat contre l’irrémédiable, souffrance que nous aurions tellement voulu soulager et que souvent « accompagner » ne suffit pas.
    J’ai cliqué sur « j’aime » à ton article, mais je le regrette. Parce que la peine, qui se réveille sournoisement même vingt ans après, on s’en passerait.
    Parfois je me demande si la vie n’est finalement pas la soeur jumelle et même … siamoise de son contraire mais oui dans le fond, tous ces débats depuis les tous débuts des hommes …
    je te souhaite encore un peu de « raisonnable » Francis, ( allusion à ton dernier billet ), mais aussi beaucoup de cette petite poudre enchantée, de celle qui peut tout simplement enchanter ta vie, celle de tous les jours, des nuits , de tes dimanches et tes lundis …
    à plus tard, à bientôt, peut être,
    brise ( non ce n’est pas une faute de frappe )

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