Hommage…..à J.Debronkart ….Censuré et oublié


La vidéo « Mutins », je ne l’ai pas encore mise …mais  çà ne saurait tarder sachant qu’elle a été censurée à l’époque!

Mutins de 1917 est une chanson écrite en 1967 par J/Debronckart (19341983), chanson dont il est également le compositeur

Il s’agit d’un texte en hommage aux soldats qui furent fusillés lors de la bataille du chemins des dames, lors de la Première guerre mondiale et plus précisément des mutineries de 1917. Des victimes qui en résultèrent, un certain nombre de mutins étant condamnés à mort par les tribunaux militaires, dont quelques uns pour l’exemple.

L’auteur s’adresse directement aux victimes, navré mais exprimant aussi une sourde colère contre l’oubli du sort de ces suppliciés : « […] À vos enfants on ne répète jamais comment finit leur grand-papa, il y a des choses dont on ne parle pas, mutins de 1917 ».


La chanson a été interdite de diffusion sur les ondes nationales dès sa sortie. Ce n’est que plus de trente années plus tard, précisément le 22/11/1998 dans l’émission de  R. Arnaut :Histoires possibles et impossibles , qu’il a été possible d’entendre l’enregistrement original de Jacques Debronckart.

Hommage d’ un « perdu de vue » (M.Fanon )à un autre oublié ( J.Debronckart)

Une dernière????

Les paroles : « Caustiques » de « j’suis heureux »    (Magnifique critique du confort « bourgeois  » avec humour)

« J’suis heureux » J’ai la télé, les deux chaînes et la couleur
J’ai ma voiture et la radio à l’intérieur
Mon log’ment qui prend tous les jours de la valeur
Et l’espoir de gravir l’échelon supérieur
J’ suis HEUREUX.

Une femme et deux fils qui n’obéissent guère
A Chatou une résidence secondaire
Le barbecue l’été, le feu de bois l’hiver
Et pendant le mois d’août je me dore à la mer
J’ suis HEUREUX.

Je sais choisir mon déodorant corporel
Ma crème, mon tonic au parfum personnel
Je comprends mieux ma femme, je me rapproche d’elle
Je sais danser le jerk, j’ai un slip Rasurel
J’ suis HEUREUX.

Ma femme sort sans moi quelquefois c’est son droit
Elle a ses connaissances, ça ne me regarde pas
Je vois tous les mardis une fille du nom d’Olga
Elle a une bouche grande et ça compte pour moi
J’ suis HEUREUX.

Je suis un homme de gauche mais la gauche a vieilli
Il faut évoluer c’est la loi de la vie
Je ne dis pas cela parce que je suis nanti
D’ailleurs tout ce que j’ai, je l’ai eu à crédit
J’ suis HEUREUX.

Si j’ai peur du cancer, j’ai pas peur des Chinois
J’ai du cœur, j’ai donné dix francs pour le Biafra
J’ai besoin d’érotisme, j’aime Barbarella
Et De Funès et Dracula quand je les vois
J’ suis HEUREUX.

Je rêve chaque nuit et des rêves barbares
Je suis toujours pirate, cosaque ou tartare
Egorgeur ou violeur, incendiaire ou pillard.
Puis quand je me réveille au matin c’est bizarre
J’ suis HEUREUX.

Je n’ perds pas mes cheveux, je n’ perds pas mes réflexes
Je ne suis pas raciste, je n’ai pas de complexes
Je suis bien dans mon âge, je suis bien dans mon sexe
Aucune raison d’être angoissé ni perplexe
J’ suis HEUREUX.

J’ai la télé, les deux chaînes et la couleur
J’ai ma voiture et la radio à l’intérieur
Mon log’ment qui prend tous les jours de la valeur
Et l’espoir de gravir l’échelon supérieur

J’SUIS HEUREUX… J’SUIS HEUREUX… J’SUIS HEUREUX.

Une dernière: Les mutins!!!!

Mutins : Le texte !

Les paroles similaires
 
Vous n’êtes pas aux Monuments aux Morts
Vous n’êtes même plus dans les mémoires
Comme vos compagnons de la Mer Noire :
Vous êtes morts et deux fois morts.
A vos petits enfants l’on ne répète
Jamais comment finit leur grand-papa :
Il y a des chos’s dont on ne parle pas,
Mutins de mil neuf cent dix-sept

Sur votre dos, les Joffre et les Nivelle
Faisaient carrièr’ dans les états-majors,
Leur humeur décidait de votre sort :
Aujourd’hui qui se le rappelle ?
Au lieu de s’emmerder en garnison,
Au lieu de piétiner au même grade,
C’était le temps béni de l’empoignade,
Vous parlez d’un’ belle occasion…

Vous aviez fait tant d’assauts inutiles,
Juste pour corser le communiqué,
Vous vous sentiez tellement cocufiés,
Telle’ment pris pour des imbéciles,
Que vous avez voulu que ça s’arrête,
Cet abattoir tenu par la patrie,
Cette nationale charcuterie,
Mutins de mil neuf cent dix-sept

Avant l’attaque arrivaient les cercueils
Et vous coupiez votre pain sur leurs planches,
Tout juste si le crêpe à votre manche
N’annonçait votre propre deuil.
Par malheur, la France n’était pas prête,
Se révolter lui paraissait énorme,
Ell’ bavait encore devant l’uniforme,
Mutins de mil neuf cent dix-sept

L’Histoir’ vous a jetés dans ses égouts,
Cachant sous les flots de ses Marseillaise
Qu’un’ bonne moitié de l’armée française
Brûlait de faire comme vous.
Un jour, sortirez-vous des oubliettes ?
Un jour verrons-nous gagner votre cause ?
J’en doute, à voir le train où vont les choses
Mutins de mil neuf cent dix-sept,
Mutins de mil neuf cent dix-sept