Poètes de la nuit ……Il y avait longtemps que Léo n’était pas passé !


Les paroles:

Ce sont de drôles de types qui vivent de leur plume
Ou qui ne vivent pas c’est selon la saison
Ce sont de drôles de types qui traversent la brume
Avec des pas d’oiseaux sous l’aile des chansons

Leur âme est en carafe sous les ponts de la Seine
Les sous dans les bouquins qu’ils n’ont jamais vendus
Leur femme est quelque part au bout d’une rengaine
Qui nous parle d’amour et de fruit défendu

Ils mettent des couleurs sur le gris des pavés
Quand ils marchent dessus ils se croient sur la mer
Ils mettent des rubans autour de l’alphabet
Et sortent dans la rue leurs mots pour prendre l’air

Ils ont des chiens parfois compagnons de misère
Et qui lèchent leurs mains de plume et d’amitié
Avec dans le museau la fidèle lumière
Qui les conduit vers les pays d’absurdité

Ce sont des drôles de types qui regardent les fleurs
Et qui voient dans leurs plis des sourires de femme
Ce sont de drôles de types qui chantent le malheur
Sur les pianos du coeur et les violons de l’âme

Leurs bras tout déplumés se souviennent des ailes
Que la littérature accrochera plus tard
A leur spectre gelé au-dessus des poubelles
Où remourront leurs vers comme un effet de l’Art

Ils marchent dans l’azur la tête dans les villes
Et savent s’arrêter pour bénir les chevaux
Ils marchent dans l’horreur la tête dans des îles
Où n’abordent jamais les âmes des bourreaux

Ils ont des paradis que l’on dit d’artifice
Et l’on met en prison leurs quatrains de dix sous
Comme si l’on mettait aux fers un édifice
Sous prétexte que les bourgeois sont dans l’égout

Ma compagne……


Ce n’est pas triste :Je l’aime cette solitude,comme j’aime mes amis! La solitude est d’autant plus agréable quand elle permet de trier ses ami(e)s « sur le volet »……..

Encore un texte « parlant  » de G.Manset


La neige est blanche
A force de se regarder,
Ne pas comprendre, ne pas s’aimer,
Vraiment, le temps nous est compté,
Vraiment, le temps nous est compté. Alors, puisque le mal est fait
Que le trou grandit, le lit défait,
Chacun se regarde, chacun se tait,
Chacun se regarde, chacun se tait. {Refrain:}
C’est un homme dont le corps se penche.
Comme un arbre mort, il tend les branches
Mais le froid est là, la neige est blanche,
Mais le froid est là, la neige est blanche,
La neige est blanche. Il s’en va demain, continue sa route.
Tout le long de son chemin, chaque pas lui coûte
Pour se détacher de toi, coûte que coûte,
Pour se détacher de toi, coûte que coûte.

{au Refrain}

Toi qui t’en va pour ce pays là
Où tu dis que les gens sont beaux,
Que veux-tu de plus que tu n’aie pas,
Que veux-tu de plus que tu n’aie pas ?

{au Refrain}

Voyage en solitaire


 

Les paroles:
Il voyage en solitaire
Et nul ne l’oblige à se taire
Il chante la terre
Il chante la terre
Et c’est une vie sans mystère
Qui se passe de commentaire
Pendant des journées entières
Il chante la terre
Mais il est seul
Un jour
L’amour
L’a quitté, s’en est allé
Faire un tour
D’l’autr’ côté
D’une ville où y avait pas de places pour se garer.

Il voyage en solitaire
Et nul ne l’oblige à se taire
Il sait ce qu’il a à faire
Il chante la terre
Il reste le seul volontaire
Et puisqu’il n’a plus rien à faire
Plus fort qu’une armée entière
Il chante la terre
Mais il est seul
Un jour
L’amour
L’a quitté, s’en est allé
Faire un tour
D’l’autr’ côté
D’une ville où y avait pas de places pour se garer.

Et voilà le miracle en somme
C’est lorsque sa chanson est bonne
Car c’est pour la joie qu’elle lui donne
Qu’il chante la terre.

La vie ne vaut rien mais…..


 

Les paroles:

Il a tourné sa vie dans tous les sens
Pour savoir si ça avait un sens l’existence
Il a demandé leur avis à des tas de gens ravis
Ravis, ravis, de donner leur avis sur la vie
Il a traversé les vapeurs des derviches tourneurs
Des haschich fumeurs et il a dit

La vie ne vaut rien, rien, rien, la vie ne vaut rien
Mais moi quand je tiens, tiens,
Là dans mes mains éblouies,
Les deux jolis petits seins de mon amie,
Là je dis rien, rien, rien, rien ne vaut la vie,

Il a vu l’espace qui passe
Entre la jet set les fastes, les palaces
Et puis les techniciens de surface,
D’autres espèrent dans les clochers, les monastères
Voir le vieux sergent pépère mais ce n’est que Richard Gere,
Il est entré comme un insecte sur site d’Internet
Voir les gens des sectes et il a dit

La vie ne vaut rien, rien, rien, la vie ne vaut rien
Mais moi quand je tiens, tiens,
Là dans mes mains éblouies,
Les deux jolis petits seins de mon amie,
Là je dis rien, rien, rien, rien ne vaut la vie

Il a vu manque d’amour, manque d’argent
Comme la vie c’est détergeant
Et comme ça nettoie les gens,
Il a joué jeux interdit pour des amis endormis,
Et il a dit

La vie ne vaut rien, rien, rien, la vie ne vaut rien
Mais moi quand je tiens, tiens,
Là dans mes mains éblouies,
Les deux jolis petits seins de mon amie,
Là je dis rien, rien, rien, rien ne vaut la vie.