Une vie au service des enfants……..

Maria MontessoriJe suis « tombé » sur ce film par hasard dans l’après-midi : Manu mangeait ici et :Lui =>télé allumée toute la journée!
Italian educationist Maria Montessori (1870-1952)

Image via Wikipedia


Maria Montessori, née le 31 août 1870 à Chiaravalle près d’Ancône, dans les Marches, et morte, le 6 mai 1952 à Noordwijk aan Zee (Pays-Bas), était un médecin et une pédagogue italienne. Elle est internationalement connue pour la méthode pédagogique qui porte son nom, la pédagogie Montessori. Elle était représentée sur le dernier billet de 1000 Lires italiennes.

Biographie

Elle est issue d’une famille bourgeoise. Son père était un militaire. Bien qu’élevée avec des règles de discipline très strictes, sa mère, très proche d’elle, respectait sa liberté.

En 1882, ses parents déménagent à Rome pour qu’elle fasse des études. Ils souhaitent pour elle une carrière d’enseignante.

En 1884, Maria éprouve un très grand intérêt pour les mathématiques. Ceci entraîne les premières difficultés avec son père. Elle intègre alors une école technique pour garçons, y découvre la biologie et décide de devenir médecin. Elle réussit à s’inscrire à la faculté de médecine et à décrocher une bourse. La discorde avec son père s’amplifie, et il décide de se désintéresser de ce qu’elle fait. De nombreuses personnes de son entourage, tant familial qu’universitaire, la critiquent et se montrent hostiles envers elle.

En 1896, à 26 ans, Maria Montessori devient la première femme médecin italienne et la première femme diplômée de médecine en Italie. Elle travaillera pendant dix ans en psychiatrie. C’est là qu’elle découvre que les enfants dits « débiles » :

  • n’ont aucun jeu à leur disposition, alors qu’ils ont besoin d’actions pour progresser
  • ont besoin de leurs mains pour développer leur intelligence.

Parallèlement, elle découvre les recherches de deux français : ceux de Jean Itard (1774-1838), médecin, inventeur de l’otorhinolaryngologie, qui travaille auprès de sourds-muets et notamment ses écrits sur Victor, l’enfant sauvage de l’Aveyron, ainsi que ceux d’Édouard Séguin (1812-1880), pédagogue français auprès d’enfants « idiots » à Bicêtre, auteur de « Hygiène et éducation des idiots » publié en 1846, qui quittera la France en 1850 et deviendra médecin aux États-Unis.

Maria intervient au congrès de pédagogie de Turin en 1899 : Guido Bacceli, Ministre de l’Éducation, lui demande de faire des conférences à Rome peu après. Elle dit alors, en parlant des enfants débiles (au sens médical) : « J’eus l’intuition que le problème de ces déficients était moins d’ordre médical que pédagogique… Je faisais un rapport d’éducation morale ». Peu de temps après, elle crée une école d’orthophrénie. Elle y forme des enseignants et leur fait prendre conscience de l’importance de l’observation : « observer et non juger ». Elle participe à de nombreux congrès à Rome, puis à Paris, d’où elle ramène les œuvres d’Itard et de Séguin qu’elle traduit et recopie à la main. Elle en fait une étude approfondie la nuit ; le jour, elle travaille avec des enfants déficients auxquels elle apprend à lire, écrire et à qui elle fait subir des examens (avec succès) en même temps qu’aux enfants « normaux ».

En 1901, elle commence à s’intéresser aux enfants « normaux ». Elle entreprend des études de psychologie et de philosophie. En 1906, tournant dans sa vie, elle s’occupe d’enfants « normaux » d’âge préscolaire, pour lesquels elle va créer sa méthode pédagogique.

Maria Montessori avec le journaliste américain Samuel Sidney McClure, qui fit connaître son œuvre aux États-Unis, en 1914.

La création de la première Maison des enfants (Casa dei bambini) a lieu en 19071dans le quartier populaire de San Lorenzo à Rome. En vue d’améliorer la vie du quartier, un organisme met en chantier la construction de deux immeubles pour regrouper la population des taudis. Son directeur demande alors à Maria Montessori d’organiser la vie des enfants habitant ces immeubles. Les objectifs sont :

  • regrouper tous ces enfants et les empêcher d’errer, de semer le désordre.
  • procurer une meilleure hygiène et instaurer une harmonie familiale.

On offre aux enfants une « petite maison » dans une « grande maison » pour y vivre la journée. Les parents ont libre accès de l’école. En contrepartie, ils doivent veiller à la propreté et à la bonne tenue (vestimentaire) des enfants. L’institutrice a l’obligation d’habiter dans l’immeuble pour mieux collaborer avec les parents, dans une optique commune d’éducation des enfants. La Casa dei bambini devient une base de recherche, un laboratoire d’expérimentation où Maria Montessori construit et éprouve sa méthode.

La première école Montessori aux Pays-Bas à La Haye en 1915.

Elle organise des cours internationaux à partir de 1913. De nombreuses associations et organisations caritatives lui demandent de créer des maisons d’enfants. Elle multiplie les voyages pour effectuer des conférences et organiser des stages de formation pédagogique.

De 1914 à 1918, Maria part aux États-Unis d’Amérique. Elle y crée un collège pour enseignants et dirige une « semaine pédagogique ».

De 1921 à 1931 elle participe aux échanges de la ligue internationale pour l’éducation nouvelle et en particulier à ses congrès où elle présente ses travaux et rencontre les autres grands pédagogues de ce mouvement tels que Adolphe Ferrière, John Dewey et Roger Cousinet.

En 1929 elle fonde l’Association Montessori Internationale dont les objectifs sont de préserver, propager et promouvoir les principes pédagogiques et pratiques qu’elle a formulée pour le plein développement de l’être humain2.

En 1936, le gouvernement italien fasciste condamne et proscrit les principes montessoriens : il s’ensuit la fermeture de toutes les écoles Montessori. Maria quitte l’Italie et s’installe en Espagne. L’arrivée au pouvoir de Franco lui fait changer ses plans. Elle s’installe alors aux Pays-Bas.

Tombe de Maria Montessori à Noordwijk aan Zee aux Pays-Bas.

De 1939 à 1945, pour fuir la Seconde Guerre mondiale, elle part vivre en Inde, à l’invitation de la Société théosophique. Elle est assignée à résidence en tant que ressortissante italienne jusqu’en 1946. Elle en profite pour créer de nombreuses écoles Montessori.

En 1952, elle retourne en Europe, tout d’abord en Italie qui la réhabilite, mais elle préfère s’installer aux Pays-Bas, où elle décède la même année à l’âge de 82 ans.

Le fils de Maria Montessori, Mario, continua l’œuvre de celle-ci jusqu’en 1982, année où il décéda à l’âge de 84 ans.

Aujourd’hui il y a plus de 22 000 écoles Montessori sur 6 continents. Plusieurs études ont montré l` intérêt de cette approche pour les enfants victimes des conflits armés (environnement) ou les enfants autistes

 

Une vidéo (dommage: En italien)

2 réflexions sur “Une vie au service des enfants……..

  1. Bonjour Toi,
    Une Révolutionnaire et une femme de grand courage et de volonté. Une Humaine avec un Grand H.
    Merci pour cet article, encore une découverte pour moi.
    Sa Tâche n’a pas du être facile, mais elle a réussi à ce que les enfants dit « anormaux » ‘ bien d’avoir mis les guillemets quand on n’a bien du mal à dire ce qu’est la normalité 😉 ) aient aussi droit à l’éducation, sa méthode pédagogique a porté ses fruits, et voir que de nos jours il y a 200 écoles à travers le monde qui poursuive cette méthode, voilà une action de coeur.
    BRAVO à Cette Vraie Femme, et aussi à son fils qui a poursuivi dans cette belle voie.
    Merci à Toi, mon Anar d’avoir fait cet article. Il est bon de faire connaitre des Êtres de Volonté et de Coeur. Je n’ai pas vu le film, je le regrette. Mais je garde ce nom en tête, et si je vois passer un jour quelque chose sur elle, je n’hésiterai pas à visionner.
    Combien d’Êtres, que l’on pensent défiscients, ont tant à donner et apprendre, il faut pour celà, juste se mettre à leur niveau; je me souviens de ce que tu m’as dit, concernant le fait qu’elle avait pensé à faire une méthode manuelle pour faire apprendre l’alphabet, et la formation de mots. je me permet de le dire ici, ça amènera peut-être un +.
    Comme les enfants dit « anormaux » étaient souvent des enfants de la classe ouvrière, donc manuelles, elle a pris des planches de bois, et a fait découpé des lettres dans ces planches (aux enfants) et puis comme un jeu, (donc pédagogiquement) elle les a fait assembler afin de leur donner la forme de mots.
    Voilà une méthode qui sort de l’éducation classique, et qui a porté ses fruits.
    Merci pour ce billet Excellent. Encore une fois tu m’as appris quelque chose. C’est génial de partager ainsi.
    Grooos smaaacks.
    Belle journée à Toi.

    J’aime

Les commentaires sont fermés.