A ma féline compagne…….qui plus ne m’accompagne………


Charles Baudelaire:

Les Chats

Les amoureux fervents et les savants austères
Aiment également, dans leur mûre saison,
Les chats puissants et doux, orgueil de la maison,
Qui comme eux sont frileux et comme eux sédentaires

Amis de la science et de la volupté
Ils cherchent le silence et l’horreur des ténèbres;
L’Erèbe les eût pris pour ses coursiers funèbres,
S’ils pouvaient au servage incliner leur fierté.

Ils prennent en songeant les nobles attitudes
Des grands sphinx allongés au fond des solitudes,
Qui semblent s’endormir dans un rêve sans fin;

Leurs reins féconds sont plein d’étincelles magiques
Et des parcelles d’or, ainsi qu’un sable fin,
Étoilent vaguement leurs prunelles mystiques.

Les Fleurs du Mal

chaton2chrislightfoot.jpg

Les chats (retouché d’après une photo de Chris Lightfoot)

Le Chat

I

Dans ma cervelle se promène,
Ainsi qu’en son appartement,
Un beau chat, fort doux et charmant.
Quand il miaule, on l’entend à peine,

Tant son timbre est tendre et discret;
Mais que sa voix s’apaise ou gronde,
Elle est toujours riche et profonde.
C’est là son charme et son secret.

Cette voix qui perle et qui filtre,
Dans mon fonds le plus ténébreux,
Me remplit comme un vers nombreux
Et me réjouit comme un philtre.

Elle endort les plus cruels maux
Et contient toutes les extases;
Pour dire les plus longues phrases,
Elle n’a plus besoin de mots.

Non, il n’est pas d’archet qui morde
Sur mon cœur, parfait instrument,
Et fasse plus royalement
Chanter sa plus vibrante corde,

Que ta voix, chat mystérieux,
Chat séraphique, chat étrange,
En qui tout est, comme en un ange,
Aussi subtil qu’harmonieux!

Les Fleurs du Mal

Le Chat

II

De sa fourrure blonde et brune
Sort un parfum si doux, qu’un soir
J’en fus embaumé, pour l’avoir
Caressé une fois, rien qu’une.

C’est l’esprit familier du lieu;
Il juge, il préside, il inspire
Toutes choses dans son empire;
Peut-être est-il fée, est-il dieu?

Quand mes yeux vers ce chat que j’aime
Tirés comme par un aimant,
Se retournent docilement
Et que je regarde en moi-même,

Je vois avec étonnement
Le feu de ses prunelles pâles,
Clairs fanaux, vivantes opales,
Qui me contemplent fixement.

Les Fleurs du Mal

chaton1bis.jpg

Chaton (retouché d’après une photo)

Le Chat

Viens, mon beau chat, sur mon cœur amoureux;
Retiens les griffes de ta patte,
Et laisse-moi plonger dans tes beaux yeux,
Mêlés de métal et d’agate.

Lorsque mes doigts caressent à loisir
Ta tête et ton dos élastique,
Et que ma main s’enivre du plaisir
De palper ton corps électrique,

Je vois ma femme en esprit. Son regard,
Comme le tien, aimable bête,
Profond et froid, coupe et fend comme un dard,

Et des pieds jusques à la tête,
Un air subtil, un dangereux parfum,
Nagent autour de son corps brun.

Les Fleurs du Mal

chatpacoaquarellissime.jpg

Le Chat (de Paco sur Aquarellissime)

Parceque j’aime Brassens………….


« La vie, c’est toujours amour et misère. La vie, c’est toujours les mêmes chansons.« 
Georges Brassens  (Ma préfèrée:)


« Les serments d’amour m’irritent, se plaignait la marguerite. Aussitôt que débute une affaire sentimentale, j’y laisse tous mes pétales.« 
Georges Brassens
On n’a pas qu’un seul ami. Pourquoi n’aurait-on qu’une seule femme ?« 
Georges Brassens

Moment agréable,émouvant à la télé


Les deux soeurs:La routière et le mannequin
« Les frangines »
Résumé

A la mort de son père, Alix hérite d’une demi-sœur que tout lui oppose. Alix est mannequin vedette pour des produits de beauté, elle vit dans le monde de la Jet-Set. Noémie est chauffeur de poids lourds très à l’aise derrière le volant de son gros cube. Alix a un fils de 10 ans, Marc-Antoine, qui est muet. Noémie n’a pas de famille si ce n’est ses copains, des routiers. Comment ces deux femmes vont-elles pouvoir assumer les liens du sang ? La tendresse, le sourire et l’engouement du gamin pour sa tante sont manifestes. Lorsqu’il fugue pour la rejoindre, les deux soeurs vont insensiblement se rapprocher. La vraie vie se trouve au bout de leurs chemins divergents.

Chômage……chaume ???


A force d’entendre parler de la montée du chômage,je me suis demandé d’où venait ce mot et aussi si il avait un rapport avec le mot « chaume » :En effet,souvent les mots avec un accent circonflexe comme le » Ô » ont cet accent pour remplacer une lettre de l’ancien français  comme château par exemple où l’accent remplace le « S »  de caStel……

« Chômer » :ce mot trouve sa source au XIIe siècle, du latin caumare, “se reposer durant la chaleur”, lui-même issu du grec καΰμα (Kauma), “chaleur brûlante” (qui a par ailleurs donné le mot “calme”). En effet, en ces temps antiques et malgré l’esclavage, l’on cessait le travail par temps de grosse chaleur,( ce qui n’est pas toujours le cas aujourd’hui). La chrétienté en a profité pour rappeler que le travail, fort distrayant pour l’esprit, empêchait les fidèles de penser à Dieu alors que l’arrêt du travail pouvait profiter à la prière : les moines du Moyen Âge, vivant de tout sauf du travail, en savaient quelque chose! lol . D’où l’usage de “Chômer la fête d’un saint ”…..

Ensuite,on peut en venir à la chaume (dont la définition suit):On peut imaginer que les travailleurs se reposaient  durant la moisson en s’allongeant au soleil  dans la chaume:Chaume qui est ……

Tige des céréales.

Partie de la tige des céréales qui reste dans les champs après la moisson.

Champ où le chaume est encore sur pied.

Paille servant à couvrir les maisons.