Science-fiction? Pas sur!


Difficile d’accuser Erik Brynjolfsson et Andrew McAfee d’être technophobes. Tous les deux travaillent au MIT, au sein du Center for Digital Business, et pourtant leur dernier livre, intitulé Race against the Machine, fait froid dans le dos. Leur ouvrage explique que, bientôt, chaque emploi pourra être assuré par un robot. Et que ces derniers, de plus en plus qualifiés, deviendront difficiles à gérer. La technologie qui doit nous rendre la vie plus facile pourrait donc la transformer en cauchemar ?

L’automatisation de la société se comprend aisément pour les tâches répétitives. Cela fait longtemps que le poinçonneur des Lilas, remplacé dans le métro par un composteur automatique, n’évoque plus, dans le meilleur des cas, que la chanson de Serge Gainsbourg. À Hong- Kong, le sous-traitant Foxconn, qui produit pour Nokia, Apple ou encore Motorola, a ainsi réaffirmé qu’il souhaitait remplacer 500 000 ouvriers par des robots dans les trois années à venir. Son responsable Terry Gou voudrait même embaucher un million d’automates.

Un robot capable d’écrire des articles sportifs

Mais nos deux chercheurs vont plus loin, et soulignent que les emplois que l’on croyait uniquement réservés aux hommes sont remplaçables. Pour eux, les expériences réussies de voitures sans conducteurs menées par Google dans le Nevada (le véhicule truffé de capteurs a moins d’accidents qu’un homme !) menacent à terme les chauffeurs de taxi ou de bus. Et les récents progrès d’intelligence artificielle permettront de remplacer un jour les comptables, les traducteurs, ou encore les conseillers juridiques. Le conseil national des barreaux a d’ores et déjà lancé une initiative en ce sens. À quand le robot capable de soutenir une plaidoirie ? Aux États-Unis, même l’écriture d’articles sportifs est expérimentée !

Ce qui est nouveau dans cette étude, c’est qu’elle met en lumière un processus d’accélération des capacités des machines, notamment avec la généralisation de capteurs plus fins. Au Japon, il existe déjà un robot capable de détecter un ronflement, et de déplacer légèrement la tête du dormeur pour faciliter son sommeil (et celui de ses proches). Un capteur que le dormeur peut garder dans sa main permet également d’observer le rythme cardiaque. Comment alors éduquer ces robots de plus en plus agiles ? Né en Russie et devenu prof de biochimie à l’université de Boston, Isaac Asimov avait détaillé dans son ouvrage « Runaround », publié en 1942, un code de bonne conduite à destination des robots. » La première de ses recommandations ? « Un robot ne peut porter atteinte à un être humain ni, restant passif, permettre qu’un être humain soit exposé au danger. »

2 réflexions sur “Science-fiction? Pas sur!

  1. Heu ton billet m’a fait rappelé ce morceau que j’Aime beaucoup, mais que j’avais un peu oublié..

    heu, c’était une réaction spontanée 😉 je ne pense pas que les paroles aient quelque chose à avoir avec ton sujet, mais j’Aime bien le rythme, la patate quoi, de ce morceau 😉

    Sinon ben j’ai lu ton article et je ne sais pas trop quoi t’en dire… désolée, j’ai lu, entendu, heu je crois…et ce qui me semble sûr, c’est que ce n’est plus de la science fiction, on y est en plein dedans. 😉
    Belle journée mon Pote, et heu, je te le redis ou pas ??? heu aller, juste pour assumer mon rôle de ch..euse, :). Soignes-toi, et prend bien soin de Toi.
    Ok je sorssss! 😀 smaaacks.

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