G.Brassens et « La Jeanne » L’Amour n’a pas d’âge!


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Mr Brassens et « la Jeanne:

Brassens et la Jeanne

Tout le monde connaît la chanson de Brassens célébrant Jeanne. Pour autant, que sait-on de cette Jeanne, qui fut l’amante, la confidente et l’ange gardien du chanteur ? Brassens la rencontre en 1943, à Paris, alors qu’il désire échapper au STO. Il a tout juste 22 ans, elle en a 52. Trente ans les séparent, et pourtant ils tombent amoureux. Elle est charmée par sa beauté, lui succombe devant sa liberté et sa force. C’est chez Jeanne que Georges affirme ses convictions et écrit l’essentiel de son oeuvre. Sans elle, Brassens n’aurait peut-être jamais existé. Leur relation n’a jamais été secrète, mais il l’a toujours gardée dans l’ombre.

 

A défaut de vidéo:Les paroles!

Chez Jeanne, la Jeanne
Son auberge est ouverte aux gens sans feu ni lieu
On pourrait l’appeler l’auberge de Bon Dieu
S’il n’en existait déjà une
La dernière où l’on peut entrer
Sans frapper, sans montrer patte blanche

Chez Jeanne, la Jeanne
On est n’importe qui, on vient n’importe quand
Et, comme par miracle, par enchantement
On fait partie de la famille
Dans son coeur, en s’poussant un peu
Reste encore une petite place

La Jeanne, la Jeanne
Elle est pauvre et sa table est souvent mal servie
Mais le peu qu’on y trouve assouvit pour la vie
Par la façon qu’elle le donne
Son pain ressemble à du gâteau
Et son eau à du vin comme deux gouttes d’eau

La Jeanne, la Jeanne
On la paie quand on peut des prix mirobolants
Un baiser sur son front ou sur ses cheveux blancs
Un semblant d’accord de guitare
L’adresse d’un chat échaudé
Ou d’un chien tout crotté comm’ pourboire

La Jeanne, la Jeanne
Dans ses ros’s et ses choux n’a pas trouvé d’enfant
Qu’on aime et qu’on défend contre les quatre vents
Et qu’on accroche à son corsage
Et qu’on arrose avec son lait
D’autres qu’elle en seraient tout’s chagrines

Mais Jeanne, la Jeanne
Ne s’en soucie pas plus que de colin-tampon
Etre mère de trois poulpiquets, à quoi bon
Quand elle est mère universelle
Quand tous les enfants de la terre
De la mer et du ciel sont à elle

Paroles et Musique: Georges Brassens   1962