Désert………………………


Ce matin (c’est à dire samedi) ,au reveil par le silence régnant dans la rue ici,je fut surpris…..

Emergeant de la nuit l’esprit encore obscurci,je me suis dit:C’est que nous sommes Dimanche…

Réaction immédiate:Contrôle de mon « stock  » de cigarettes entrainant la panique ! Pas assez pour la journée!

L’esprit embrumé,je pris mon café de quelques tranches de pains et confiture agrémenté,puis remontais me laver…..

Vérification du tabac et des tubes permettant de ses cigarettes soi-même confectionner  permis de quelque peu me rassurer…..

Feuilletant le programme télé,je m’apperçus enfin que nous étions samedi 2 juillet!Là la lumière fut !

Le silence s’expliqua:C’est que les vacanciers d’ici sont partis dans la nuit et que ceux qui viennent passer les leurs ici ne sont pas encore arrivés!!!Donc la question est résolue:Nous sommes samedi ..

J’allais donc les cigarettes et le pain plus quelques aliments necssaires acheter et revins dans mon antre rassuré.

Sur ces débilités,je vais de ce pas rejoindre mon lit sans ma moumoun pour de ses « ronrons » me bercer

Les deux amis


Jean de Lafontaine: Poême,fable sur l’amitié (je dirais même ODE à l’amitié si bien vous lisez)

LES DEUX AMIS

Deux vrais amis vivaient au Monomotapa :
L’un ne possédait rien qui n’appartînt à l’autre :
            Les amis de ce pays-là
            Valent bien, dit-on, ceux du nôtre.
Une nuit que chacun s’occupait  au sommeil,
Et mettait à profit l’absence du soleil,
Un de nos deux Amis sort du lit en alarme ;
Il court chez son intime, éveille les Valets :
Morphée avait touché le seuil de ce palais.
L’ami couché s’étonne, il prend sa bourse, il s’arme ;
Vient trouver l’autre, et dit : Il vous arrive peu
De courir quand on dort ; vous me paraissez homme
A mieux user du temps destiné pour le somme :
N’auriez-vous point perdu tout votre argent au jeu ?
En voici. S’il vous est venu quelque querelle,
J’ai mon épée, allons. Vous ennuyez-vous point
De coucher toujours seul ? Une esclave assez belle
Était à mes côtés ; voulez-vous qu’on l’appelle ?
Non, dit l’ami, ce n’est ni l’un ni l’autre point :
            Je vous rends grâce de ce zèle.
Vous m’êtes en dormant un peu triste apparu ;
J’ai craint qu’il ne fût vrai, je suis vite accouru.
            Ce maudit songe en est la cause.
Qui d’eux aimait le mieux ? Que t’en semble, lecteur ?
Cette difficulté vaut bien qu’on la propose.
Qu’un ami véritable est une douce chose!
Il cherche vos besoins au fond de votre coeur ;
            Il vous épargne la pudeur  
            De les lui découvrir vous-même.
            Un songe, un rien, tout lui fait peur
            Quand il s’agit de ce qu’il aime.