Out off order………….


Ce matin,je vais me coucher (il est 6h) ;désolé car mon P.C a tant ramé que je n’ai pu que peu de blogs amis visiter…….La raison voudrait que je me connecte plus tôt….Que je me couche plus tôt aussi…Mais je ne suis pas raisonnable……..

Amitié à vous qui par hasard passeriez…..

capotera, capotera pas?


Capotera,capotera pas?

(lu sur le Net  infos)

Le distributeur de préservatifs a failli tout faire capoter

Scène truculente devant une pharmacie. Deux audacieux adolescents se dirigeaient d’un pas décidé vers un distributeur de préservatifs. Leurs sourires de connivence et leur corps enlacés manifestaient la nécessité d’obtenir l’objet de leur convoitise. C’était une fin d’après-midi d’octobre, ensoleillée et encore chaude, au moment où le jour n’en finit pas et étire ses ombres comme pour retarder leur disparition. L’atmosphère dissolvait indolence et insouciance, à l’image de cette tendresse naissante entre les tourtereaux aux promesses pleines de fraîcheur.

Ces deux ados complices avaient donc une idée en tête et voulaient la mettre en pratique. Courageux et responsables, leur détermination était sans faille. Pas de démarche hésitante ou de regard coupable, ils se montraient ostensiblement devant l’appareil dont les produits n’avaient qu’un seul objectif. Pas d’autres distributeurs de rasoirs ou de sets de toilette, comme dans certains endroits, qui puissent un instant recadrer mon imagination.

Mais la mécanique ne se laissait pas dominer, malgré les lumières clignotantes de l’appareil pourtant fortement ostentatoires. Quelques gesticulations et plusieurs coups de poing distribués au hasard restèrent sans effet. La carrure de joueur de hockey du jeune homme n’eût pas plus de résultat que la volonté farouche qui l’avait guidée jusque là. La coopération de l’engin restait identique à celle d’un banquier à qui vous demanderiez un prêt pour financer un film sur la vie d’un garde forestier à la pointe de la Sibérie. Le distributeur de préservatifs était coincé, pas comme ses clients.

Leur pièce perdue, les jeunes gens s’engouffrèrent alors dans l’officine pour aller demander des comptes. Ils ressortirent avec la pharmacienne, bien déterminés à concrétiser leurs envies. Le docteur était diplômé en botanique mais pas en mécanique, surtout récalcitrante. Après examen attentif, elle repartit pendant que les amoureux maintenaient leur passion par fusion corporelle et vérification des plombages de l’autre. La mécano-pharmacienne revint avec un ouvre lettre qu’elle plongea sans hésitation dans la fente pour les pièces. Quelques rotations savantes de poignet et plusieurs crispations de mâchoire permirent à la vaillante doctoresse de décoincer les Euros récalcitrants, à la grande joie des adolescents.

Ils avaient peut-être récupéré leur bien, mais pas obtenu leur achat tant convoité. Leurs yeux interrogateurs et confiants eurent raison de l’apothicaire-mécanicienne qui alla leur chercher dans son stock de quoi alimenter leurs amours sincères. Elle leur donna avec un sourire de connivence la condition nécessaire mais pas suffisante pour leur apporter félicité sans crainte. En leur remettant cette faculté à concrétiser leur tendresse, peut-être se dit-elle que tout n’était pas encore perdu dans notre monde de fous.

A cette lecture…….On relativise non????


Des femmes cherchent de l'eau, dans les rues d'Abidjan (Cote d'Ivoire). Avril 2011.

Des femmes cherchent de l’eau, dans les rues d’Abidjan (Cote d’Ivoire). Avril 2011. | REUTERS/© Luc Gnago / Reuters

Par edythbrou, posteuse ivoirienne à Abidjan

Cela fait deux semaines maintenant que l’offensive lancée par les FRCI (pro-Ouattarra) a été engagée en Côte d’Ivoire. Depuis lors, des prisonniers ont été libérés, des grandes surfaces, des habitations, des petits magasins ont été pillés et saccagés. Cela se passe principalement dans les communes de Marcory, de Koumassi (Abidjan sud) et le mouvement s’est généralisé et se focalise maintenant sur la commune de Cocody (Abidjan-sud) avec en ligne de mire, les quartiers des deux-plateaux, Angré, Riviéra 2, Riviéra golf, Riviéra palmeraie, Attoban, etc.

Je vous écris après deux jours passés dans le noir (sans électricité, sans eau, sans portable, sans internet) : un véritable CALVAIRE. La nourriture manque de plus en plus car tous les magasins ont été dévalisés soit par des pillards, soit les populations qui veulent se revitailler au maximum.

Les denrées alimentaires sont de moins en mons livrées dans la capitale à cause de cette situation de guérilla urbaine dans laquelle vient de se mêler l’Onuci et la Licorne. Depuis le lundi 4 avril, (date à laquelle l’Onuci et la Licorne ont attaqué les camps militaires), nous vivons des nuits terribles dans le quartier où je réside (la Riviéra golf). Je passe les nuits les plus terrifiantes de ma vie (couchée par terre) et tous les résidents vivent dans la peur d’être fauchés par une balle perdue. Hier par exemple, l’offensive menée par les forces internationales contre la résidence de la présidence a été encore plus violente. Ils se sont positionnés dans la zone d’habitation des tours de la Riviéra golf pour mener cette offensive et de nombreux immeubles ont reçu des impacts de balles et d’obus, du fait de la replique.

Il faut noter que dans cette guerre, ce sont les populations civiles qui sont le plus touchées: plus d’argent, plus de nourriture, pas de médicaments (dû à l’embargo sur les médicaments), beaucoup de guérilla urbaine avec des hommes en armes qui prennent les véhicules des habitants et les dépouillent parfois de leur biens.
C’est bien dommage. Ce qui est révoltant, c’est que dans cette situation, on ne sait plus qui est qui et qui fait quoi. Lorsque les populations tentent de se ravitailler dans des supermarchés qui prennent l’initiative d’ouvrir dans cette situation tendue, des hommes en armes les en empêchent parfois. Il n’y a plus de contrôle et nous sommes livrés à nous-même. Il n’y a plus de nourriture et de médicaments dans les hôpitaux publics et privés. Des familles nous envoient des messages de détresse via l’initiative sur twitter #civsocial (un fil de discussion sur le réseau Twitter permettant de relayer les appels à l’aide, ndlr) afin de demander une assistance.

Chaque jour, des hommes en armes passent dans les maisons pour piller les pauvres populations. On vit dans la hantise. Au moment, où je vous écris (jeudi 7 au soir, ndlr), j’entends une détonation. La situation est invivable. Vivement que nous trouvions une issue pour les pauvres populations.