On parle beaucoup de 2040 ces derniers temps?


Encore une prévision pour 2040 (voir mon billet précèdent)

L’Auvergne elle-aussi abritera davantage d’habitants d’ici 2040. La région qui en compte actuellement 1,3 millions en aura 100 000 de plus soit 1,4 millions d’habitants. Cette hausse future de 8% de sa population proviendra de l’arrivée de nouveaux résidents. Le solde migratoire sera de 0,42% selon les prévisions entre 2030 et 2040. A l’inverse, les naissances diminueront en Auvergne avec un solde naturel négatif.

 

On pourrait sourire mais……..Il faudrait alors croire au père Noël


Dans son repaire, au nord du cercle arctique, le Père Noël, cet indomptable optimiste, continue à fabriquer ses cadeaux et à les emballer comme si de rien n’était. Il ignore, ce grand enfant à barbe blanche, que, dans quelques années, il n’aura plus de banquise pour se planquer, ni d’arbres pour tailler ses traîneaux, ni même de rennes pour les traîner…

En effet, en pleins préparatifs, il n’a pas eu le temps de prendre connaissance de ce chiffre très alarmant qui vient d’être délivré par la Nasa : en seulement dix ans (de 1995 à 2005), le prélèvement des hommes sur la masse végétale pour manger, pour se chauffer, pour s’habiller ou pour construire a bondi de 20 à 25 %. En clair, cela signifie que pour chaque tonne de végétation terrestre produite, 250 kilos sont prélevés par le genre humain pour assouvir ses besoins. Cela devient préoccupant, d’autant que l’humanité s’est transformée en un goinfre insatiable. L’auteur de l’étude, Marc Imhoff (Institut Goddard, Nasa), prévient que dans un demi-siècle (vers 2060!)ce taux de prélèvement pourrait passer à 50 %, si tous les hommes se mettaient en tête de copier le régime ultra copieux des Américains. Oui, une seule espèce, en l’occurrence la nôtre, accaparerait la moitié de la production végétale au détriment des 30 millions d’espèces autres !

Disparités

Pour établir son petit calcul, Imhoff a utilisé des milliers de photos-satellites mesurant presque au jour le jour la production végétale de chaque recoin de la planète. Puis, il s’est procuré tous les chiffres de la consommation humaine rassemblés par la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture). Bien entendu, ce chiffre de 25 % n’est qu’une moyenne mondiale. D’un continent à l’autre, ce pourcentage varie énormément. Comme on peut s’y attendre, il est à son minimum en Amérique du Sud (8,1 %) et en Afrique (17,7 %), mais à son maximum du côté de l’Inde (96,6 %), de la Chine (89,7 %) et en Europe occidentale (86,1 %). L’Amérique du Nord s’en tire bien grâce à ses vastes espaces (28,8 %), ce qui n’empêche pas ses habitants d’être les plus grands goinfres de la planète avec une consommation annuelle de 6 tonnes de matières végétales sous forme de carbone.

L’accélération brutale constatée par Imhoff au cours de cette dernière décennie n’a rien d’étonnant. Dans certaines régions du globe, comme en Inde, la population continue à grimper comme si de rien n’était, tandis qu’ailleurs c’est le niveau de vie qui augmente. Et puis il y a les zones où les deux phénomènes se cumulent, comme en Chine et même en Amérique du Nord. « Par le passé, nous avons toujours envisagé la population et la consommation comme deux questions indépendantes l’une de l’autre », explique Imhoff. « Mais, désormais, on assiste à une augmentation simultanée de la population et de la consommation par habitant. Or, la biosphère ne se soucie pas de savoir s’il existe beaucoup de personnes consommant peu, ou alors peu de gens consommant beaucoup. Ce qui compte, c’est le pourcentage global de nature consommée. Or, ce taux augmente ! »

Pression humaine

Allô, Père Noël ? Que peut-on faire ? Le brave homme continue à faire la sourde oreille. Il faut dire qu’à son âge… Mais que pourrait-il faire alors qu’Obama, Sarkozy et consorts se révèlent incapables de s’accorder pour réduire les émissions de gaz à effet de serre ou pour mettre au pas les traders qui spéculent sur l’effondrement des économies nationales ? Certes, tout n’est pas perdu, il reste bien des inconnus qui peuvent modifier la donne. À commencer par le changement climatique, l’évolution des pratiques agricoles et la façon dont les écosystèmes répondront à cette pression humaine accrue. Mais il ne faut pas se faire d’illusions. Que deviendra la planète quand les terres ne seront plus qu’un immense champ pour nourrir les hommes, et les océans une ferme aquacole ? Il ne faut pas oublier que la nature sauvage assure mille fonctions auxquelles on ne prête pas suffisamment attention. Par exemple, l’océan, les marais, les forêts épurent tous nos déchets. Sans eux, plus question de respirer un air sain ou de boire une eau propre. J’aime bien l’image d’une Terre comparée à un organisme vivant, développée par le chimiste James Lovelock. Gaïa ! « Essayez de faire vivre un homme à qui on supprime les reins et les poumons pour pouvoir loger à leur place un deuxième estomac ». C’est la même chose qui est en train de se passer avec la Terre en transformant ses forêts tropicales et ses zones naturelles en exploitations », accuse Allison Pigcator, une consultante suédoise en environnement.

Cette fois, ce n’est pas le WWF ou Greenpeace qui tirent la sonnette d’alarme, mais la Nasa ! Cela suffira-t-il à réveiller le Père Noël et à le tirer de son monde merveilleux ? À force de fabriquer des cadeaux, lui aussi participe au massacre général. Dans quel monde vit-on !

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