3 réflexions sur “Discussion sur Les casseroles de Bernard Kouchner – Actualité politique – MSN & M6

  1. Une de ces phrases d\’un goût douteux dans mon billet "absurde vous avez dit absurde, commme……", est celle-ci. "Il doit bien rester un angle de tir pour la paix", il a voulu faire de l\’humour j\’imagine…Ils me saoulent tous ces politiques…enfin bref, hein….? sourire.

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  2. Sans doute traine t’il quelques casseroles derrière lui mais je ne peux oublier qu’à l’époque où des enfants crevaient de la faim et de la guerre au Biafra, cet homme, avec quelques copains médecins, a crée Médecins sans Frontières et Médecins du Monde. Comme beaucoup d’autres jeunes médecins de son âge, il aurait pu s’installer dans un cabinet et se faire une belle clientèle. et faire fortune en vivant aisément une vie de petit bourgeois. Au lieu de cela, fidèle à ses idées de jeunesse (il milita activement et violemment contre la guerre d’Algérie), cet homme se lance dans une aventure dans un pays en guerre. Avec la petite bande de médecins partis comme lui dans ce pays d’Afrique ravagé par la guerre civile, il théorise, dans des réunions enfumées ou des banquets arrosés, un nouveau type d’action qu’il qualifie d’action humanitaire. En 1971 naît Médecins sans Frontières et sa «loi du tapage médiatique» en rupture avec celle de la Croix-Rouge qui impose un serment de silence. Quelques années plus tard lors de guerre dans les Balkans, c’est lui qui lancera l’idée du fameux "droit d\’ingérence" humanitaire pour venir au secours des peuples en danger, un droit repris par bon nombre d\’Etats depuis. Il y eut cet épisode malheureux de la Somalie mais il semble que la scène avait été minutieusement préparée. : En 1992, Bernard Kouchner, alors ministre de la Santé, débarque sur une côte de Somalie avec des sacs de riz sur l\’épaule. La scène est immortalisée par les journalistes, le "French Doctor" allant jusqu\’à refaire la prise plusieurs fois, jusqu\’à ce que les cadreurs la jugent bonne. Mais qui sait ? Cette façon d\’être repéré était peut être un moyen pour lui de faire prendre conscience que des milliers de personnes crevaient de faim en Somalie ?Après tout, Kouchner avait peut être compris avant bien d’autres que tout passait désormais par les médias, la communication et l’émotion. Raillé pour ce coup médiatique, Bernard Kouchner se vit alors attribuer un surnom qui est resté dans les annales : "un tiers-mondiste, deux-tiers mondain. Mondain ? C’est possible ! Si l’homme est si douteux que cela t traine autant de casserole derrière lui, dans ce cas pourquoi s’est il vu attribuer un mandat d’administrateur des Nations unies durant deux ans par la communauté internationale ? Quant à ses casseroles et cet argent qu’il aurait reçu de dictateurs africains, lui certifie que cet argent a été donné ensuite aux ONG. Pourquoi croirait-on plus un journaliste d’investigation de talent et pas Bernard Kouchner ? Il n’en reste pas moins que cet homme a commis de nombreuses gaffes lors de certaines de ses déclarations. Gaffes et bourdes que les médias se sont empressés d’amplifier et de mettre en exergue ! Il n’empêche que si on regarde son parcours depuis sa jeunesse, il me semble posséder un bilan beaucoup plus positif que négatif. Lui au moins ne s’est pas contenté de mots : il les a mis en pratique et s’est mouillé, parfois au risque de sa vie, ce qui n’est pas le cas de bon nombre de nos politiciens passés ou présents. Trigwen

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