Liberté


Cette citation parait contradictoire au premier abord,mais ,à mon avis elle ne l’est pas:En effet,si chacun n’est pas libre de ses opinions,croyances etc……Comme la collectivité est un assemblage de personnalités,cette collectivité n’est vivable que si chacun est libre de s’exprimer……..Mais en respectant la liberté de celui qui ne pense pas comme lui,en ne cherchant pas à lui ôter cette liberté.
 
N.B:

Jean-Charles Harvey (1891 – 1967), journaliste et romancier québécois. Il a notamment collaboré avec Le Soleil, le Petit Journal, Le Jour (qu’il met sur pied en 1937, dont il est rédacteur en chef jusqu’en 1946 et qu’il ne faut pas confondre avec le quotidien souverainiste du même nom fondé en 1974) ainsi que Radio-Canada. Il est devenu célèbre pour la publication du roman Les Demi-civilisés paru en avril 1934, qui lui a valu la condamnation des élites de la société (en particulier du cardinal Villeneuve de Québec le 25 avril 1934).

Jean-Charles Harvey nait à La Malbaie le 10 novembre 1891. Après avoir complété son cours classique au Séminaire de Chicoutimi et son scolasticat chez les Jésuites, il se rend à Montréal pour y suivre quelques cours de droit avant d’amorcer une carrière de journaliste. En 1915, il devient reporter au journal ‘La Patrie’.

En 1918, il déménage à Montmagny et travaille comme rédacteur publicitaire pour la machine agricole nationale qui fera faillite en 1921. En 1922, Harvey devient journaliste au journal Le Soleil de Québec. C’est également en 1922 qu’il publie son premier roman Marcel Faure. Il est promu rédacteur en chef du Soleil en 1927 et reçoit la médaille d’officier de l’Académie Française en 1928. En 1929, il publie le recueil de contes L’homme qui va… qui lui vaut de reçevoir le prix David.

Suite à la parution de son roman Les Demi-civilisés, on l’oblige à se rétracter mais il perd quand même son emploi au Soleil, le 30 avril 1934. Il devient directeur du Bureau des statistiques du gouvernement du Québec. Il est congédié en 1937 par le premier ministre Maurice Duplessis et part s’établir à Montréal pour y fonder un journal hebdomadaire, Le Jour, avec l’aide de capitaux anglophones. Le premier numéro paraîtra le 15 septembre.

Dans son journal, Harvey polémiquera contre le nationalisme, le fascisme et l’anti-sémitisme. Il s’oppose à Adrien Arcand et au chanoine Lionel Groulx. Alors que la guerre civile espagnole fait rage, Le Jour prend partie pour les républicains contre les nationalistes dirigés par Franco, bien qu’une large frange de l’intelligentsia Canadienne-française soit favorable au caudillo. Le même scénario se répètera pendant la seconde guerre mondiale, alors que Le Jour est un des rares journal à critiquer durement la France du maréchal Pétain et à se ranger du côté du Général de Gaulle, alors que la majorité de l’élite Québécoise est ouvertement Pétainiste. Les opinions tranchées et le style abrasif de Jean-Charles Harvey lui vaudront en retour des accusations d’impérialisme