N’importe quoi!


Si tu crois un jour qu’je t’laisserai tomber
Pour un détail pour une futilité
N’aie pas peur je saurais bien
Faire la différence

Si tu crains un jour qu’je t’laisserai fâner
La fin de l’été, un mauvais cap à passer
N’aie pas peur personne d’autre n’pourrait
Si facilement te remplacer

Oh non pas toi
Vraiment pas toi
Parce que c’est toi la seule à qui je peux dire
Qu’avec toi je n’ai plus trop peur de vieillir

Parce que c’est toi
Rien que pour ça
Parce que j’avoue :j’suis plus très tenté
D’rester seul dans un monde insensé

Si tu crois un jour q’tout est à refaire
Qu’il faut changer; on était si bien naguère
N’aie pas peur je n’veux pas tout compliquer
Pourquoi s’fatiguer

Et commence pas à te cacher pour moi
Oh non, je te connais trop bien pour ça
Je connais par coeur ton visage
Tes désirs, ces endroits de ton corps
Qui m’disent encore

Parce que nous c’est fort

Parce que c’est toi j’oserais tout affronter
Et c’est toi à qui j’pourrais pardonner
Parce que c’est toi
Rien que pour ça

Parce que c’est toi

Beaudelaire le dit mieux que moi…….


Mon etat d’esprit ce soir est résumé là………Alors,ici ,je n’insiste pas,je vais trainer encore un peu ailleurs de ce pas……..

——


Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle
Sur l’esprit gémissant en proie aux longs ennuis,
Et que de l’horizon embrassant tout le cercle
Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits ;

Quand la terre est changée en un cachot humide,
Où l’Espérance, comme une chauve-souris,
S’en va battant les murs de son aile timide
Et se cognant la tête à des plafonds pourris ; [ 177 ]

Quand la pluie étalant ses immenses traînées
D’une vaste prison imite les barreaux,
Et qu’un peuple muet d’infâmes araignées
Vient tendre ses filets au fond de nos cerveaux,

Des cloches tout à coup sautent avec furie
Et lancent vers le ciel un affreux hurlement,
Ainsi que des esprits errants et sans patrie
Qui se mettent à geindre opiniâtrément.

— Et de longs corbillards, sans tambours ni musique,
Défilent lentement dans mon âme ; l’Espoir,
Vaincu, pleure, et l’Angoisse atroce, despotique,
Sur mon crâne incliné plante son drapeau noir.