Etre heureux????


"si on bâtissait la maison du bonheur, la plus grande pièce en serait la salle d’attente." Très belle année 2008 ! (espèrons qu’à force d’attendre,le bonheur sera à la portée de plus de monde en 2008)

Les oiseaux de passage(poêtes « planeurs »?


 

 

 

 

 

C’est une cour carrée et qui n’a rien d’étrange :
Sur les flancs, l’écurie et l’étable au toit bas ;
Ici près, la maison ; là-bas, au fond, la grange
Sous son chapeau de chaume et sa jupe en plâtras.

Le bac, où les chevaux au retour viendront boire,
Dans sa berge de bois est immobile et dort.
Tout plaqué de soleil, le purin à l’eau noire
Luit le long du fumier gras et pailleté d’or.

Loin de l’endroit humide où gît la couche grasse,
Au milieu de la cour, où le crottin plus sec
Riche de grains d’avoine en poussière s’entasse,
La poule l’éparpille à coups d’ongle et de bec.

Plus haut, entre les deux brancards d’une charrette,
Un gros coq satisfait, gavé d’aise, assoupi,
Hérissé, l’œil mi-clos recouvert par la crête,
Ainsi qu’une couveuse en boule est accroupi.

Des canards hébétés voguent, l’œil en extase.
On dirait des rêveurs, quand, soudain s’arrêtant,
Pour chercher leur pâture au plus vert de la vase
Ils crèvent d’un plongeon les moires de l’étang.

Sur le faîte du toit, dont les grises ardoises
Montrent dans le soleil leurs écailles d’argent,
Des pigeons violets aux reflets de turquoises
De roucoulements sourds gonflent leur col changeant.

Leur ventre bien lustré, dont la plume est plus sombre,
Fait tantôt de l’ébène et tantôt de l’émail,
Et leurs pattes, qui sont rouges parmi cette ombre,
Semblent sur du velours des branches de corail.

Au bout du clos, bien loin, on voit paître les oies,
Et vaguer les dindons noirs comme des huissiers.
Oh ! qui pourra chanter vos bonheurs et vos joies,
Rentiers, faiseurs de lards, philistins, épiciers ?

Oh ! vie heureuse des bourgeois ! Qu’avril bourgeonne
Ou que décembre gèle, ils sont fiers et contents.
Ce pigeon est aimé trois jours par sa pigeonne ;
Ca lui suffit, il sait que l’amour n’a qu’un temps.

Ce dindon a toujours béni sa destinée.
Et quand vient le moment de mourir il faut voir
Cette jeune oie en pleurs : " C’est là que je suis née ;
Je meurs près de ma mère et j’ai fait mon devoir. "

Elle a fait son devoir ! C’est-à-dire que oncque
Elle n’eut de souhait impossible, elle n’eut
Aucun rêve de lune, aucun désir de jonque
L’emportant sans rameurs sur un fleuve inconnu.

Elle ne sentit pas lui courir sous la plume
De ces grands souffles fous qu’on a dans le sommeil,
pour aller voir la nuit comment le ciel s’allume
Et mourir au matin sur le cœur du soleil.

Et tous sont ainsi faits ! Vivre la même vie
Toujours pour ces gens-là cela n’est point hideux
Ce canard n’a qu’un bec, et n’eut jamais envie
Ou de n’en plus avoir ou bien d’en avoir deux.

Aussi, comme leur vie est douce, bonne et grasse !
Qu’ils sont patriarcaux, béats, vermillonnés,
Cinq pour cent ! Quel bonheur de dormir dans sa crasse,
De ne pas voir plus loin que le bout de son nez !

N’avoir aucun besoin de baiser sur les lèvres,
Et, loin des songes vains, loin des soucis cuisants,
Posséder pour tout cœur un viscère sans fièvres,
Un coucou régulier et garanti dix ans !

Oh ! les gens bienheureux !… Tout à coup, dans l’espace,
Si haut qu’il semble aller lentement, un grand vol
En forme de triangle arrive, plane et passe.
Où vont-ils ? Qui sont-ils ? Comme ils sont loin du sol !

Les pigeons, le bec droit, poussent un cri de flûte
Qui brise les soupirs de leur col redressé,
Et sautent dans le vide avec une culbute.
Les dindons d’une voix tremblotante ont gloussé.

Les poules picorant ont relevé la tête.
Le coq, droit sur l’ergot, les deux ailes pendant,
Clignant de l’œil en l’air et secouant la crête,
Vers les hauts pèlerins pousse un appel strident.

Qu’est-ce que vous avez, bourgeois ? soyez donc calmes.
Pourquoi les appeler, sot ? Ils n’entendront pas.
Et d’ailleurs, eux qui vont vers le pays des palmes,
Crois-tu que ton fumier ait pour eux des appas ?

Regardez-les passer ! Eux, ce sont les sauvages.
Ils vont où leur désir le veut, par-dessus monts,
Et bois, et mers, et vents, et loin des esclavages.
L’air qu’ils boivent ferait éclater vos poumons.

Regardez-les ! Avant d’atteindre sa chimère,
Plus d’un, l’aile rompue et du sang plein les yeux,
Mourra. Ces pauvres gens ont aussi femme et mère,
Et savent les aimer aussi bien que vous, mieux.

Pour choyer cette femme et nourrir cette mère,
Ils pouvaient devenir volaille comme vous.
Mais ils sont avant tout les fils de la chimère,
Des assoiffés d’azur, des poètes, des fous.

Ils sont maigres, meurtris, las, harassés. Qu’importe !
Là-haut chante pour eux un mystère profond.
A l’haleine du vent inconnu qui les porte
Ils ont ouvert sans peur leurs deux ailes. Ils vont.

La bise contre leur poitrail siffle avec rage.
L’averse les inonde et pèse sur leur dos.
Eux, dévorent l’abîme et chevauchent l’orage.
Ils vont, loin de la terre, au dessus des badauds.

Ils vont, par l’étendue ample, rois de l’espace.
Là-bas, ils trouveront de l’amour, du nouveau.
Là-bas, un bon soleil chauffera leur carcasse
Et fera se gonfler leur cœur et leur cerveau.

Là-bas, c’est le pays de l’étrange et du rêve,
C’est l’horizon perdu par delà les sommets,
C’est le bleu paradis, c’est la lointaine grève                    
Où votre espoir banal n’abordera jamais.

Regardez-les, vieux coq, jeune oie édifiante !
Rien de vous ne pourra monter aussi haut qu’eux.
Et le peu qui viendra d’eux à vous, c’est leur fiente.   Ce poême de Richepin chanté par Brassens,si on le lit attentivement,dècrit bien la diffèrence entre les membres du "troupeau social" et les poêtes,rêveurs,utopiste. J’adore!!!!

Rèformes « dèmcratiques »?A voir……..


Réforme des institutions: le président pourrait s’exprimer devant l’Assemblée ou le Sénat

Vue générale du Congrès français réuni à Versailles le 19 février 2007

Le président de la République pourra "prendre la parole" devant l’Assemblée nationale ou le Sénat ou devant les deux chambres réunies en Congrès à Versailles, selon l’avant-projet de loi sur la réforme des institutions, dont l’AFP a obtenu une copie mercredi.

Jusqu’à présent (depuis 1873), le président de la République n’avait pas le droit d’entrer à l’Assemblée ni au Sénat et ne pouvait s’exprimer, devant chaque chambre, que par l’intermédiaire d’un message lu aux parlementaires.

Cette disposition, promesse de campagne de Nicolas Sarkozy, est l’une des principales modifications apportées à la Constitution de 1958 par le texte. Elle est combattue par la gauche qui y voit une atteinte à la séparation des pouvoirs.

Pour être adopté, le texte devrait recueillir une majorité des 3/5e au parlement réuni en Congrès. Dans une première réaction, le patron du Parti sopcialiste François Hollande, a assuré que la projet n’était "pas acceptable en l’état".

L’avant-projet de loi, comportant 28 articles et transmis ces jours-ci aux chefs de parti, prévoit également de limiter le recours à l’article 49-3 de la Constitution (qui permet au gouvernement l’adoption d’un texte sans vote). Il ne pourra être utilisé que pour la loi de finances, le budget de la Sécurité sociale et "un autre texte par session".

Autres modifications importantes, le chef de l’Etat ne présiderait plus le Conseil supérieur de la magistrature (CSM), tandis que l’adhésion d’un nouvel Etat à l’Union européenne pourrait désormais être ratifiée par référendum ou par le Parlement réuni en Congrès, et non plus obligatoirement par référendum.

L’avant-projet prévoit aussi un meilleur encadrement d’un article emblématique de la primauté présidentielle (art. 16), qui accorde, dans des circonstances exceptionnelles, les pleins pouvoirs au président de la République.

Ainsi "après 30 jours d’exercice des pouvoirs exceptionnels, le Conseil constitutionnel peut être saisi par les présidents des assemblées, 60 députés ou 60 sénateurs". Les Sages donnent un avis.

Pour renforcer les pouvoirs du Parlement, la réforme prévoit que le texte de loi examiné en séance, dans les deux Assemblées, soit celui adopté et éventuellement amendé en commission et non plus celui du projet initial.

Un délai "d’un mois" est prévu entre le dépôt d’un texte par le gouvernement et sa discussion dans l’hémicycle.

Le nombre des commissions passe de 6 à 10 maximum dans chaque assemblée.

Par ailleurs, "deux semaines de séances sur quatre sont réservées par priorité à l’examen des textes dont le gouvernement demande l’inscription à l’ordre du jour" et "un jour de séance par mois" est réservé à l’ordre du jour fixé par l’opposition.

Le Parlement aura désormais droit de donner son "avis" sur les nominations aux institutions les plus importantes comme le Conseil constitutionnel, ou des dirigeants d’entreprises publiques.

La réforme ouvre la voie à une récupération automatique de leur siège de député ou de sénateur pour les ministres issus du Parlement, s’ils quittent le gouvernement.

Le texte n’évoque pas le cumul des mandats ni une modification du mode de scrutin, qui ne relèvent pas de la Constitution. Il précise néanmoins que le Sénat devra assurer la représentation des collectivités territoriales "en fonction de leur population", permettant d’entrevoir une modification de la représentation villes/campagnes, l’actuel mode de désignation de la Haute Assemblée interdisant quasiment un passage à gauche.

Le Premier ministre François Fillon poursuit cette semaine ses consultations avec l’opposition

Pas grand chose


Le froid s’installe,le gel,le vent l’hiver quoi! (très interessant comme nouvelle!)
Sinon,j’ai eu le plaisir d’avoir un dial avec ma belle soeur (l’èpouse de mon frère militaire ) de la Nelle Calèdonie!!!!!!Pour ça,le net c’est gènial!Si j’ai
bien compris,il ètait 19h ici et chez eux,c’etait le matin.Apperemment ils vont bien,tant mieux pour eux.J’ai aussi eu un coup de fil de ma mère qui,comme s’habitude n’avait rien à dire sauf qu’elle s’ennuie.
Pour le reste,je ne dirais rien ce soir……………….