Gèrard de Nerval: »El Desdichado »


Je suis le Ténébreux, – le Veuf, – l’Inconsolé,
Le Prince d’Aquitaine à la Tour abolie :
Ma seule Etoile est morte, – et mon luth constellé
Porte le Soleil noir de la Mélancolie.

Dans la nuit du Tombeau, Toi qui m’as consolé,
Rends-moi le Pausilippe et la mer d’Italie,
La fleur qui plaisait tant à mon coeur désolé,
Et la treille où le Pampre à la Rose s’allie.

Suis-je Amour ou Phébus ?… Lusignan ou Biron ?
Mon front est rouge encor du baiser de la Reine ;
J’ai rêvé dans la Grotte où nage la sirène…

Et j’ai deux fois vainqueur traversé l’Achéron :
Modulant tour à tour sur la lyre d’Orphée
Les soupirs de la Sainte et les cris de la Fée.

Rêver………….


"Il est èvident que la vie n’a pas de but;et pourtant,l’homme poursuit toujours un rêve"
                                                                                     Auteur:??????
Com: Cette phrase me semble tout à fait reflèter la réalité!Nous vivonspour mourir,mais nous nous trouvons toujours une raison de continuer!!!

Promesse à soi même


Encore une semaine de passée!!!Comme d’hab.,dimanche = rien à signaler!le temps de plus en plus froid  amène une certaine lèthargie!Bien que coucher tard cette nuit (matin) je me suis rèveillé relativement tôt (en fait je crois bien que c’est Moumoun qui en a dècidé ainsi),j’ai donc pris mon petit dèjeuner à moitié endormi,puis me suis assis dans le canapé avec elle et mon paquet de clops.J’ai fait quelques mots flèchés ,feuilleté quelques livres et ,vers 16h je me suis enfin dècidé à prendre ma douche.Le mènage,vaiselle,lesive etc….s’accumule,mais  l’envie n’y est pas.
Je m’ètais promis de ne pas passer sur le net aujourd’hui,mais evidemment,je n’ai pas rèsisté! J’avais aussi prèvu d’appeler mes parents,Manu mais là non plus,l’envie ne m’est pas venue!!! Bref;je n’est rien fichu si ce n’est penser à ma puce adorée,mais ètant reposé,ces pensées ne furent pas trop "noires " comme souvent le dimanche.
 
J’ai ausi ce soir visité son espace (à fleur de peau)chat_075avec plaisir.D’ailleurs,je ne comprends pas qu’elle n’ait pas plus de visites et de coms!!!!Maintenant,je vais continuer à visiter las blogs que j’aime et passer aussi sur le blog "Nous"!

Le premier poête lyrique « maudit »:F.Villon


Frères humains, qui après nous vivez,
N’ayez les coeurs contre nous endurcis,
Car, si pitié de nous pauvres avez,
Dieu en aura plus tôt de vous mercis.
Vous nous voyez ci attachés, cinq, six :
Quant à la chair, que trop avons nourrie,
Elle est piéça dévorée et pourrie,
Et nous, les os, devenons cendre et poudre.
De notre mal personne ne s’en rie ;
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !

Se frères vous clamons, pas n’en devez
Avoir dédain, quoique fûmes occis
Par justice. Toutefois, vous savez
Que tous hommes n’ont pas bon sens rassis.
Excusez-nous, puisque sommes transis,
Envers le fils de la Vierge Marie,
Que sa grâce ne soit pour nous tarie,

Danse macabre (détail de la fresque), XVe, Église des Disciplini, Bergame

Danse macabre (détail de la fresque), XVe, Église des Disciplini, Bergame

Le Testament est une œuvre beaucoup moins homogène que n’est le Lais. S’il reprend l’idée de parodie d’un acte juridique, ce n’est en fait qu’une colonne vertébrale sur laquelle viennent se greffer toutes sortes de digressions sur l’injustice, la fuite du temps, la mort, la sagesse… ainsi que des poèmes autonomes souvent présentés comme des legs. On retrouve cependant la plume vive et acerbe et l’humour tantôt noir et subtil, tantôt franchement rigolard et paillard qui caractérise Villon. Peut-être l’auteur souhaite-t-il présenter ici un large spectre de ses talents afin d’attirer l’attention d’un éventuel mécène, le Testament devenant une sorte de carte de visite. Le texte s’adresse aussi à ses anciens compagnons, soit la foule de miséreux cultivés que produit à cette époque la Sorbonne.

Le Testament passe pour être le chef-d’œuvre de Villon et l’un des plus beaux textes litt
Nous préservant de l’infernale foudre.
Nous sommes morts, âme ne nous harie,
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !

La pluie nous a débués et lavés,
Et le soleil desséchés et noircis.
Pies, corbeaux nous ont les yeux cavés,
Et arraché la barbe et les sourcils.
Jamais nul temps nous ne sommes assis
Puis çà, puis là, comme le vent varie,
A son plaisir sans cesser nous charrie,
Plus becquetés d’oiseaux que dés à coudre.
Ne soyez donc de notre confrérie ;
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre !

Prince Jésus, qui sur tous a maistrie,
Garde qu’Enfer n’ait de nous seigneurie :
A lui n’ayons que faire ne que soudre.
Hommes, ici n’a point de moquerie ;
Mais priez Dieu que tous nous veuille absoudre