Discussion sur j’ai retrouvé mon flingue…mort les enfants (renaud)


 

FâchéPlus que d’actualité encore;ne trouvez vous pas! ??

j’ai retrouvé mon flingue…mort les enfants (renaud)

 

Renaud…

        
Artiste: Renaud
Chanson: J’ai Retrouvé Mon Flingue

Ma plume est une arme de poings
mes mots parfois sont des grenades
dans ce monde cruel et crétin
ma guitare est en embuscade
contre toutes les barbarries
contre les silences assasins
le conformisme des nantis
et l’ignorance des gens de rien
car si jamais une chanson 
n’a fait tomber un dictateur
si la tiranie, l’opression
vivent toujours de belles heures
je sais que j ‘ecrirai toujours
comme un acte de résistance
outre quelques chansons d’amour 
à l’encre noir de la violence!
c’est pas donné aux animaux
c’est la mission des balladins
de combattre avec des mots
de faire des couplets, des coups de poing!

j’ai retrouvé mon flingue
il était dans mes rimes
attention je déglingue
je dégomme, je décime

au premier rang de ma colère
l’amérique du grand capital
Georges Bush et ses chiens de guerre
et son putain d ordre moral
son model de société
mi-décadente mi-puritaine
sa peine de mort légalisée
par des cours que l’on dit suprêmes
sa sous culture qu’il voudrait bien
imposer à la terre entière
coca, mc do, rappeurs crétins
disneyland et schwarzenegger
loi du plus fort, loi de la jungle
consommation et pollution
chaque citoyen son fligue
amour du drapeau à la con!
je rêve que vivent un jour
dans ce pays dégénéré
des centaines de Mchael Moore
des Lutherking par milliers

j’ai retrouvé mon flingue
il était dans mes rimes
attention je déglingue
je dégomme, j ‘extermine

autre fléau, autre danger
ses putains d’églises à la con
les évangelistes timbrés
rabins, ayatollahs, curetons
combien de guerres combien d’horreurs
ses imbéciles ont engendré
par leurs discours de malheur
sur les masses de demeurés
tous ceux-là considèrent, la femme
comme une pute ou une sainte
promettent la damnation de l’ âme 
à qui ne vit pas dans la crainte
trouverai-je jamais les mots
pour dire mon mépris profond
de tous les dieux, tous leurs devôts
et de toutes les religions
la mienne se résume en fait
à l’amour, à l’amitié
à l’amour de cette planète
où vit l’homme et sa fiancée.

j’ai retrouvé mon flingue
il était dans mes rimes
attention je deglingue
je dégomme, j’élimine

chaque jour ils sont des milliers
les enfants qui meurent sans bruit
quand des milliards sont depensés
pour surarmer tous les pays
on mise sur le nucléaire
on surconsomme on surproduit
lorsque la moitié de la terre
crève de faim, de maladies
la charitée a remplacé la justice
et c’est l’abbé Pierre
qui doit chaque jour s’y collér
pour que nos consciences soient claires
pour faire du spectacle avec ça
il y a toujours un projecteur
et toujours une caméra
comme un vautour sur le malheur
avec l’horreur ils font du fric
et avec la mort de l’audience
notre époque est télémerdique
l’info remplace la connaissance

j’ai retrouvé mon flingue
il était dans mes rimes
attention je déglingue
je dégomme, j’assassine

s’attaquer aux moulins à vent
de l’injustice, de la misère
comme je le fait de temps en temps
dans mes petites chansons colère
sa relève de l’utopie
mais y a t’il autre chose à faire?
poser des bombes, prendre un fusil,
ou suivre le troupeau pépère..
qui imagine changer l’histoire
en votant pour des gangsters
en déléguant tous les pouvoirs
aàdes politiciens pervers!
vienne un jour ce monde impossible
où les enfants seront bénis
et aucune femme ne sera la cible
de la violence et du mépris
où les hommes vivront d’amour
comme, on dit d’autres que moi
où plus personne ne sera sourd
aux cris de détresse et d’effroi

j’ai retrouvé mon flingue
il était dans mes rimes
attention je déglingue
je dégomme, je décime
je dégomme, j’extermine
je dégomme, j’élimine
je dégomme, j’assassine!!

 
 
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Morts les enfants (renaud)
Chiffon imbibé d’essence,
Un enfant meurt en silence
Sur le trottoir de Bogotá
On ne s’arrête pas
Dechiqu’tés aux champs de mines,
Décimés aux premières lignes
Morts les enfants de la guerre
Pour les idées de leur père

Bal à l’ambassade,
Quelques vieux malades
Imbéciles et grabataires
Se partagent l’univers

Morts les enfants de Bopale,
Industrie occidentale
Parti dans les eaux du Gange,
Des avocats s’arrangent
Morts les enfants de la haine
Près de nous où plus lointaine
Morts les enfants de la peur
Chevrotine dans le cœur

Bal à l’ambassade,
Quelques vieux malades
Imbéciles et militaires
Se partagent l’univers

Morts les enfants du Sahel,
On accuse le soleil
Morts les enfants de Seveso,
Morts les arbres, les oiseaux
Morts les enfants de la route,
Dernier week-end du mois d’août
Papa picolait sans doute
Deux ou trois verres, quelques gouttes

Bal à l’ambassade,
Quelques vieux malades
Imbéciles les tortionnaires
Se partagent l’univers

Mort l’enfant qui vivait en moi,
Qui voyait en ce monde-là
Un jardin, une rivière
Et des hommes plutôt frères
Le jardin est une jungle,
Les hommes sont devenus dingues
La rivière charrie les larmes,
Un jour l’enfant prend une arme

Bal sur l’ambassade,
Attentat grenade
Hécatombe au ministère
Sur les gravats, les grabataires.